L'Union des Classes Moyennes (UCM) a présenté mercredi un ensemble de propositions pour prévenir les faillites et favoriser l'entreprenariat de la seconde chance suite à une faillite.
Selon l'UCM, le nombre de faillites bat record sur record (804 faillites en avril). Pour faire face à cette crise, l'UCM propose un plan de la seconde chance qui comporte six mesures.
La première mesure consiste en un accompagnement efficace des chefs d'entreprise par une structure d'accompagnement qui les préviendrait des difficultés, interviendrait dès les premiers problèmes, les épaulerait durant la faillite, etc.
Deuxièmement, l'UCM plaide pour la mise en ligne d'un outil de diagnostic de performance accessible en ligne qui permettrait à chaque entrepreneur d'évaluer les différentes composantes de son entreprise et mettre le doigt sur ses faiblesses.
Troisièmement, l'UCM insiste sur la nécessité pour la communication du mémoire de clôture de faillite de montrer objectivement la situation afin que la personne en faillite puisse garder sa dignité vis-à-vis de ses futurs partenaires.
La quatrième mesure consiste au recours à un outil de financement adéquat qui permettrait de prévoir des formules de prêt ou de garanties pour les entrepreneurs qui sortent d'une faillite.
L'UCM insiste aussi sur la loi-programme du 20 juillet 2006 sur la responsabilité personnelle des administrateurs qui devrait être revue pour la limiter aux faillites frauduleuses afin d'éviter de mettre les gérants et les administrateurs face à de lourdes responsabilités en termes d'endettement.
Enfin, l'UCM plaide pour une assurance faillite améliorée qui consisterait notamment en l'allongement d'un trimestre pour introduire la demande d'intervention et en une indemnisation au prorata de la carrière professionnelle du travailleur indépendant variant de 6 à 24 mois (au lieu de 12 mois actuellement). (belga/chds)


