La décision de BNP Paribas de prévoir environ un milliard d'euros pour les bonus de ses équipes a déclenché mercredi une nouvelle polémique sur la rémunération variable des traders. L'établissement affirme respecter les nouvelles règles prônées par le G20.
BNP Paribas a confirmé mercredi que le calcul effectué par Libération, qui fait état d'une enveloppe d'un milliard au titre du premier semestre, "est globalement exact". La banque a néanmoins souligné qu'il s'agissait d'un montant "virtuel", "les rémunérations variables n'étant décidées qu'en fin d'année au vu des résultats définitifs de l'exercice".
Le Parti Socialiste a dénoncé un "véritable scandale", faisant le lien avec l'aide de l'Etat, qui a injecté 5,1 milliards d'euros dans la banque sous forme d'actions privées de droit de vote, dans le cadre du plan de soutien au secteur.
La CGT de BNP Paribas a elle parlé d'un retour "aux travers précédents", qualifié d'"extrêmement inquiétant".
En réponse, BNP Paribas a affirmé mercredi se conformer aux règles du G20, édictées en avril dernier pour encadrer les rémunérations dans les banques.
Interrogée par l'AFP, la directrice générale adjointe de la Fédération bancaire française (FBF) Valérie Ohannessian, a également rappelé les engagements pris par les banques françaises, à la demande du gouvernement, début février.
Le fait est que la France est en pointe sur le sujet et devrait être prochainement imitée par le Royaume-Uni, dont le régulateur prépare un code de conduite. Les Etats-Unis ont, en revanche, publiquement renoncé, début juin, à influer sur les rémunérations dans les établissements bancaires. (belga/dl)


