L'enquête judiciaire à propos des fuites dans l'arrêt Fortis remonte désormais au plus haut niveau de la justice belge. Le juge d'instruction gantois a reçu le feu vert pour examiner le rôle exact joué par le président de la Cour de Cassation, Ivan Verougstraete, a appris De Tijd. L'information est relayée par L'Echo.
Le juge d'instruction devra déterminer si Ivan Verougstraete, 67 ans, a également transmis certaines informations dans les instants qui ont précédé le prononcé de l'arrêt Fortis le 12 décembre dernier. Le nom d'Ivan Verougstraete a été à peine évoqué dans la commission d'enquête parlementaire sur le dossier Fortis. La commission s'est concentrée sur les fuites vers le chef de cabinet du Premier ministre de l'époque Yves Leterme et le ministre de la Justice Jo Vandeurzen via le compagnon d'un des trois conseillers du procès Fortis, Christine Schurmans.
Les rumeurs sur une éventuelle fuite par Ivan Verougstraete, un des magistrats les plus haut placés du pays, ont à peine retenu l'attention dans la presse. Pourtant, une enquête disciplinaire a déjà été initiée contre lui. L'issue de cette enquête est restée confidentielle, mais "une sanction" aurait été prise à son encontre. L'enquête actuelle cherche à déterminer par quels canaux Ivan Verougstraete aurait informé le gouvernement. Mais dans les cercles politiques, cette nouvelle piste est brandie pour démontrer qu'il y a eu d'autres fuites que les coups de téléphone avec le chef de cabinet d'Yves Leterme et avec Jo Vandeurzen. (belga/mb)


