Joaquin Almunia.
MISE À JOUR
La Commission européenne a affiché lundi un optimisme prudent sur la situation économique de l'UE et de la zone euro. Dans ses prévisions économiques intérimaires, elle maintient son estimation d'une chute du PIB de 4% en 2009, mais note des signes encourageants. Ainsi, les dernières données sur le commerce et la production industrielles sont-elles positives, de même que les indices de confiance des entreprises et des consommateurs.
Ca va mieux mais...
"La situation s'est améliorée, surtout grâce aux montants sans précédent injectés par les banques centrales et les pouvoirs publics", a souligné le commissaire aux Affaires économiques, Joaquin Almunia, lors d'une conférence de presse.
Il a révélé les derniers chiffres dont dispose la Commission sur le soutien public à l'économie: 1,4% du PIB en 2009 au total dans l'UE et 1,1% en 2010, soit davantage que les estimations publiées avant l'été. Le commissaire s'est toutefois gardé de tout triomphalisme, en notant que les facteurs d'incertitude, comme les prix énergétiques, restent très prégnants.
Du positif depuis 2 ans
En outre, sur le front de l'emploi et des finances publiques, l'Europe est loin d'être tirée d'affaire, a-t-il rappelé. Mais néanmoins, "c'est la première fois en deux ans que nous présentons des prévisions avec un peu d'optimisme", a dit M. Almunia.
"En termes d'évolution du PIB, le pire est derrière nous". Si elle a maintenu sa prévision d'une contraction du PIB équivalente à 4% en 2009, la Commission en a modifié le profil trimestriel. Elle s'attend désormais à une croissance de 0,2% dès le troisième trimestre et de 0,1% au quatrième, après des reculs de 2,5% au premier trimestre et de 0,1% au deuxième.
Analyse des principaux pays européens
Dans ses dernières prévisions, en mai, elle anticipait encore une contraction de l'économie aux troisième et quatrième trimestre, avant une croissance nulle au premier trimestre 2010 et une reprise seulement au deuxième trimestre. Les prévisions intérimaires sont basées sur une analyse des principales économies européennes (France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Espagne, Pays-Bas, Pologne).
Ces pays connaissent des situations très variées. Alors que la Pologne devrait enregistrer cette année une croissance de 1,0%, l'Allemagne et l'Italie verront leur PIB se contracter de 5%. Dans ce contexte, les stratégies des gouvernements devront être différentes d'un pays à l'autre, a indiqué Joaquin Almunia, qui n'en a pas moins appelé à une concertation.
Les Européens doivent d'abord s'entendre sur un retrait progressif du soutien aux banques, avant de se mettre d'accord sur de nouveaux objectifs budgétaires à moyen terme, a-t-il dit. Il s'agira de définir "quand entamer ce retrait", a expliqué le commissaire. La question sera débattue lors des prochains Conseils Ecofin. (belga/chds)


