Wall Street limite ses pertes, hausse généralisée des places européennes

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Par: rédaction
23/01/08 - 08h36

Wall Street est parvenu à limiter ses pertes et la quasi-totalité des places boursières européennes ont terminé en hausse, après l'annonce surprise mardi par la Réserve fédérale d'une baisse de 0,75 point de son principal taux directeur, juste avant l'ouverture des marchés américains.

Recul à Francfort
Après avoir plongé de près de 4% à l'ouverture, Wall Street a réussi à réduire son repli. Au final, l'indice Dow Jones a clôturé en baisse de 1,06%, le Nasdaq de 2,04% et l'indice élargi Standard and Poor's 500 de 1,11%. Après leurs sévères corrections de la veille, les Bourses du Vieux Continent se sont redressées à l'exception de Francfort qui a terminé sur un léger recul de 0,31%, loin de sa dégringolade de 7,16% lundi. Mais Londres a progressé de 2,90% et Paris de 2,07%. Zurich, Amsterdam, Madrid et Milan ont également fini la séance largement dans le vert. La plupart des marchés ont connu des volumes d'échanges particulièrement étoffés, contrairement à la veille où certaines places avaient enregistré de moindres volumes, d'autant que les marchés américains étaient fermés.

Grande nervosité
Face à la peur d'un ralentissement économique mondial, la Réserve fédérale a décidé de baisser son principal taux directeur de 0,75 point de pourcentage, à 3,50%, en soulignant les risques accrus sur la croissance économique et la détérioration continue des marchés financiers. La journée a cependant été caractérisée par une grande nervosité des opérateurs. Ainsi, alors que l'ensemble des marchés ouvraient en vif repli, la tendance s'est retournée après avoir oscillé entre le vert et le rouge. Les cours sont redevenus positifs sous l'effet conjugué de l'annonce de la Fed et de rachats à bon compte après les très fortes baisses de la veille.

"Pas de risque de récession"
Mais l'inquiétude persistait chez les intervenants sur les conséquences éventuelles d'une crise économique majeure aux Etats-Unis, malgré les déclarations de la Maison Blanche assurant ne pas s'attendre à une récession. En Europe, le Commissaire européen Joaquim Almunia s'est lui aussi voulu rassurant, en affirmant qu'il n'y avait pas de risque de récession mondiale généralisée: "On ne parle pas d'une récession mondiale. On parle du risque d'une récession américaine", a-t-il indiqué avant une réunion à Bruxelles des ministres des Finances de l'UE. Le ministre slovène des Finances Andrej Bajuk, dont le pays assure la présidence de l'UE, a quant à lui relativisé les risques pour l'économie européenne. "Nous sommes persuadés qu'avec ses fondamentaux forts, l'Europe peut faire face", a-t-il dit.

Nouvelle dégringolade en Asie
Les investisseurs redoutent non seulement la propagation à l'ensemble de la planète d'une possible récession aux Etats-Unis, mais aussi une crise majeure du système financier, plombé par les difficultés des rehausseurs de crédit, largement montrés du doigts depuis le début de la crise. Certains intervenant craignent une fragilisation de ces acteurs méconnus qui sont chargés d'assurer 2.400 milliards de dollars d'obligations en circulation dans le monde. Une perte de confiance dans la solidité des rehausseurs touche en premier les assureurs et les réassureurs, qui peuvent entraîner comme des dominos les secteurs bancaires et plus largement financiers. Avant l'ouverture des marchés américains, ce fut une nouvelle dégringolade en Asie, où les places boursières étaient paniquées par les perspectives de récession aux Etats-Unis, gros client des exportations de la région.

Favorisé par le décalage horaire, les marchés d'Amérique latine ont en revanche fortement rebondi. La Bourse de Mexico a gagné 6,36%, celle de Santiago au Chili 4,86%, celle de Sao Paulo au Brésil 4,45% et celle de Buenos Aires 3,55%. (afp)

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