Les Bourses européennes rebondissaient avec vigueur jeudi dans le sillage des principales places asiatiques alors que les marchés américains ouvraient en hausse après trois journées de tempêtes et de fortes baisses.
La Bourse de New York, après avoir ouvert en légère hausse, accentuait sa progression, confirmant sa surprenante remontée amorcée en fin de séance la veille, après l'annonce d'une baisse inattendue des demandes d'allocations chômage aux Etats-Unis. Vers 14H50 GMT, le Dow Jones Industrial Average (DJIA) progressait de 0,41% soit 50,81 points à 12.320,98 points et l'indice Nasdaq, à forte composante technologique, de 1,12% soit 25,98 points à 2.342,39 points.
A Paris, la Bourse était en très forte hausse un peu avant 15H00 GMT, gagnant 4,95%, à 4.866,47 points. La place parisienne était portée par des nouvelles de sociétés rassurantes, comme celle de Pernod Ricard, et en dépit de l'annonce de dépréciations par la Société Générale. La Société Générale a révélé une fraude au sein de son activité de courtage de 4,9 milliards d'euros et de 2 milliards d'euros de dépréciations liées au "subprime".
Ce net rebond du CAC 40 intervenait après deux fortes baisses, lundi (-6,83%) et mercredi (-4,25%) La Bourse de Londres était également en forte hausse l'indice vedette Footsie-100 gagnant, 4,23% à 5.846,40 points. Même tendance à Francfort, où l'indice Dax engrangeait 5,87% à 6.817,49 points. Toutes les valeurs étaient dans le vert, saluant un nouvel indicateur de conjoncture Ifo qui s'est légèrement redressé en janvier, à 103,4 points contre 103 points en décembre.
L'agence d'informations financières Thomson Financial News s'attendait dans son consensus à une nouvelle dégradation. Pour Francfort, il s'agit d'un premier répit après sept séances consécutives de baisse. L'indice Ibex-35 de la Bourse de Madrid bondissait de 5,49% à 12.927,00 points, la Bourse de Amsterdam engrangeait 5,67% à 440,77 points tandis que la Bourse suisse affichait une progression de 4,24% à 7.668,05 points.
Les places en Europe avaient éprouvé un fort coup de déprime mercredi après les déclarations du président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, selon lesquelles une baisse des taux d'intérêt n'était pas au programme en zone euro, même si la croissance pourrait y être moins importante que prévu cette année.
La détermination réaffichée de M. Trichet intervenait au lendemain de la décision prise en urgence par la Réserve fédérale américaine (Fed), inquiète d'un ralentissement économique mondial, d'amputer son principal taux directeur de 0,75 point de pourcentage, à 3,50%. Le rebond des places européennes jeudi suivait celui constaté dans la matinée en Asie et à Wall Street la veille. (afp)


