Pas d'enquête pour délit d'initié à la Société Générale
Le parquet de Paris n'ouvre pas à ce stade d'enquête pénale pour "délit d'initié" sur les ventes massives d'actions par un administrateur de la Société Générale, sans l'exclure pour plus tard, a indiqué le procureur de Paris, Jean-Claude Marin.
Il a néanmoins demandé un avis officiel de l'Autorité des marchés financiers (AMF), le "gendarme" de la Bourse de Paris. "On ne fait rien pour le moment, mais on demande officiellement l'avis de l'AMF", a expliqué le procureur.
Selon une source proche du dossier, le délit d'initié ne semble pas a priori constitué puisque les premières ventes d'actions par l'un des administrateurs de la banque ont eu lieu avant la découverte de la "fraude" imputée au trader Jérôme Kerviel.
Robert A. Day, membre du conseil d'administration de la banque, a vendu le 9 janvier pour 85,745 millions d'euros d'actions qu'il possédait, selon l'AMF qui a ouvert mardi une enquête. Selon l'AMF, M. Day a aussi vendu pour plus de 40 millions d'euros d'actions le 18 janvier, jour où la banque dit avoir eu les premiers soupçons d'une "fraude".