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Daniel Bouton reste à son poste, encadré par un comité

Le PDG de la Société Générale, Daniel Bouton, a été maintenu à son poste mercredi mais s'est vu encadré par un "comité spécial" chargé de tirer toutes les conséquences de la crise.

Le PDG de la Société Générale (SG), Daniel Bouton, a affirmé mercredi que la banque pouvait rester indépendante, "puisque les capitaux sont là" et qu'elle est toujours "bénéficiaire", malgré la "perte considérable" subie. A l'inverse du président Nicolas Sarkozy, qui avait souhaité la démission du PDG, le conseil d'administration de la banque, réuni dans la matinée, a décidé "à l'unanimité" que celui-ci devait rester. Mais il aussi décidé la création d'un "comité spécial" de trois personnes, présidé par Jean-Martin Folz, l'ancien président de PSA.

Ce comité doit notamment s'assurer, a expliqué M. Folz, "que les mécanismes de la fraude sont éclaircis et que toutes les conséquences en sont tirées". Daniel Bouton a jugé "normal" de ne pas en faire partie. "Il faut que cela soit fait de manière indépendante", a-t-il dit sur France 2. Alors que les rumeurs d'OPA se multiplient, notamment de la part de sa rivale BNP Paribas, M. Bouton a de nouveau affirmé que sa banque pouvait rester indépendante, puisque "les capitaux sont là" et qu'elle est toujours "bénéficiaire", malgré les pertes annoncées de près de 7 milliards d'euros.

L'hypothèse d'un rapprochement franco-français pour contrer une éventuelle OPA d'un groupe étranger a ressurgi ces derniers jours. Selon un administrateur de la banque, M. Bouton "ne pense pas qu'une OPA ou une OPE hostile puisse se faire actuellement", mais il s'est déclaré prêt à "étudier" une offre amicale. Un porte-parole de la banque a contesté cette version en affirmant que "le sujet n'avait pas été abordé au conseil d'administration".

A la Bourse de Paris, l'action a terminé en hausse de 4,27%, après une envolée de plus de 10% la veille. M. Bouton a reçu des soutiens de la part des salariés et des syndicats. Plusieurs centaines de salariés se sont même brièvement rassemblés devant le siège pour soutenir leur PDG. Mais des voix se sont élevées pour évoquer des dysfonctionnements au sein de la banque dont les procédures de contrôle internes n'ont pas permis de déceler les falsifications du trader. (afp)

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