Le marché immobilier de la province de Liège a connu en 2007 un net ralentissement de sa croissance, mais reste généralement orienté à la hausse. C'est ce qui ressort de l'analyse annuelle du marché réalisée par la chambre des notaires de la province, qui parle d'un "atterrissage en douceur après la forte hausse des prix de l'immobilier constatée ces dernières années".
Ce constat est nuancé selon les sous-régions et le type de biens immobiliers. Les terrains à bâtir affichaient en 2007 un prix moyen de 68,32 euros/m2. C'est une progression sensible, de 9,57% par rapport à 2006. Belle progression aussi pour le prix moyen des appartements (119.000 euros pour un "2 chambres", soit +8%).
Les maisons mitoyennes ont coûté en moyenne 117.000 euros. C'est une progression de 5,12% par rapport à 2006, qui ne dépasse donc plus guère l'inflation. C'est en fait surtout le marché haut-de-gamme de la villa 4 façades qui peine: 183.000 euros de prix moyens, en progression de 1,82%, soit moins que l'inflation et donc en fait en régression.
Frontières
D'un point de vue géographique, on constate un réel différentiel nord-sud au sein de la province: ce sont les communes proches des frontières linguistiques avec la Flandre ou nationales avec les Pays-Bas et l'Allemagne, qui affichent les prix moyens les plus élevés. Hannut et Waremme sont par ailleurs les deux villes de la province dont le développement du parc immobilier a été le plus important au cours des dernières années.
A Liège-ville, la situation est très contrastée: certains quartiers sont en déclin, mais d'autres (Laveu, Saint-Léonard, Thier-à-Liège) en très nette hausse. Par ailleurs, la spéculation immobilière n'a visiblement pas encore réellement commencé dans le quartier de la gare des Guillemins, mais la chambre des notaires rappelle que "l'arrivée d'un TGV s'est accompagnée, partout en Europe, d'une augmentation sensible du marché immobilier".
Par ailleurs, la chambre des notaires répertorie également un manque de logements (notamment publics) d'"entrée de gamme" pour les jeunes couples sans grandes ressources, dans toutes les villes de la province. Et constate que les complications administratives récentes ont découragé beaucoup de propriétaires de maisons de rapport qui ont revendu leur bien, et donc fait diminuer l'offre de logements en location. Selon les auteurs de l'étude, ce ralentissement "en douceur" de la croissance du marché immobilier devrait se poursuivre en 2008.


