La CSC prête à rediscuter du chômage économique des employés

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Par: rédaction
10/04/09 - 14h58

La CSC se dit prête à reprendre les négociations la semaine prochaine, sur l'introduction éventuelle du chômage économique pour les employés et estime qu'un accord est possible. C'est ce qu'a indiqué son président Luc Cortebeeck, à l'occasion d'une rencontre informelle avec la presse, ce vendredi.

Début avril, les négociations avaient été interrompues. La CSC s'était retirée, jugeant inacceptable que les représentants patronaux posent un "ultimatum", sans offrir en échange de garantie sur le rapprochement des statuts d'ouvrier et d'employé.

"Mais cela ne veut pas dire que nous ne voulons pas parvenir à une solution", a indiqué M. Cortebeeck, vendredi. "Je crois que nous pouvons parvenir à un accord. Compte tenu de l'approfondissement de la crise et des limites des mesures existantes comme le crédit-temps, il y a une volonté d'aller de l'avant", a estimé Luc Cortebeeck, pour autant que les patrons soient prêts à mettre un peu d'eau dans leur vin.

Vendredi, la CSC a rappelé quelles étaient ses exigences: le recours au chômage économique pour les employés devraient être conditionnel et limité dans le temps. "Nous n'accepterons pas un règlement d'ordre général", a-t-il précisé.

Le syndicat chrétien entend également coupler l'adoption éventuelle d'une telle mesure à l'engagement de créer un statut unique pour les ouvriers et les employés. "Ces négociations doivent constituer un tout (...). Nos travailleurs refusent qu'on reporte encore la décision sur le statut unique même si nous reconnaissons que la mise en oeuvre d'un tel statut pourrait être étalée dans le temps", a encore dit M. Cortebeeck.

Entre-temps, la crise pèse de plus en plus sur l'emploi. Le mois dernier, le cap des 500.000 chômeurs complets indemnisés a été dépassé (avec 536.322 chômeurs comptabilisés). En février, 97.829 personnes avaient été mises en chômage économique, contre 69.546 un mois plus tôt.

"Les chiffres montrent que la crise va peser plus lourdement que ce que le Bureau du Plan ou le Conseil Supérieur de l'Emploi ont prévu. Je ne pense pas que nous avons déjà atteint le pic des restructurations", a-t-il ajouté.

La CSC souligne par ailleurs qu'une partie des indemnités de chômage économique sont payées par le Fonds de Fermeture des Entreprises, qui est financé par les cotisations patronales.

"Actuellement, il y a encore suffisamment de réserves mais ce fonds intervient aussi en cas de faillite. Il y aura peut-être un moment où il faudra revoir les contributions à la hausse", a encore estimé Luc Cortebeeck.

Quant au coût du chômage économique pour les employés, il est difficile à évaluer. "Sur base d'un employé pour cinq ouvriers, cela coûterait 112 millions. Toute la question est de savoir qui va payer: le gouvernement ou les patrons? Il faudra aussi se mettre d'accord là-dessus", a-t-il conclu. (belga/chds)

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