Les ministres des Finances de la zone euro sont "inquiets" de la flambée des prix du pétrole, mais pensent qu'il n'est "pas indiqué" de réagir "par des mesures de nature fiscale", a déclaré lundi soir le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker. Cette flambée des prix du brut, qui se rapprochent du seuil de 100 dollars le baril, "nous inquiète et n'est pas faite pour donner plus de tonus à la croissance dans la zone euro", a souligné M. Juncker à l'issue de la réunion mensuelle de l'Eurogroupe (forum des ministres des Finances de la zone euro).
Cependant, "nous pensons toujours qu'il n'est pas indiqué que nous réagissions par des mesures de nature fiscale" et "nous souhaitons que ce ne soit pas la réaction que pourrait adopter l'un des Etats membres" de la zone euro, a-t-il ajouté. En France, après les pêcheurs qui ont obtenu satisfaction, d'autres professionnels confrontés à l'envolée des prix des carburants, notamment dans les transports et l'agriculture, interpellent le gouvernement pour obtenir des aides.
Le ministre français de la Pêche, Michel Barnier, a assuré la semaine dernière qu'une mesure législative serait prise avant la fin de l'année pour l'établissement d'un mécanisme durable de compensation pour les marins-pêcheurs. La ministre française de l'Economie Christine Lagarde a annoncé samedi le doublement de la "prime à la cuve" dont bénéficient les ménages les plus modestes qui se chauffent au fioul.


