Arte se tourne vers le webdocumentaire
La chaîne culturelle franco-allemande Arte lance lundi une plate-forme consacrée au webdocumentaire et mettra en ligne une dizaine de productions dans le courant de l'année, dont "Havana-Miami" un webfeuilleton sur la communauté cubaine de Miami et La Havane.
Un succès grandissant, reflet de l'évolution du journalisme-citoyen?Arte a été précurseur dans la production cross-média en 2008 avec "Gaza-Sderot", des chroniques sur la vie quotidienne à Gaza en Palestine et à Sderot en Israël. Ce programme a comptabilisé un million de visionnages.
"Avec
Gaza-Sderot on a vraiment commencé à développer un format innovant et inédit, avec des formes d'écriture et de narration jamais tentées à ce niveau", explique à l'AFP Joël Ronez, responsable du pôle web d'Arte France. Le budget de cette production était de 216.000 euros.
Un million de visionnages pour un budget de 216.000 eurosPour le webfeuilleton documentaire "Havana-Miami" en ligne le 22 février, pendant 3 mois des équipes locales produiront chaque semaine six vidéos mettant en présence des jeunes restés au pays et d'autres qui le regardent de loin.
Les internautes pourront réagir et commenter ce portrait d'une génération qu'ils découvriront en temps réel sur le web. "Pour chaque production, nous devons être dans une notion de temps réel, dans un contenu trois dimensions et intégrer la participation des internautes", souligne M. Ronez.
De 20 à 80.000 euros par projetDes budgets conséquents sont réservés aux webdocumentaires. "En 2010, l'apport d'Arte pour ces programmes sera de 350.000 euros, nous investissons de 20.000 à 80.000 euros en moyenne par projet", poursuit-il. Le coût d'un webdocumentaire varie généralement de 100.000 à 250.000 euros et même 420.000 euros pour "Havana-Miami" incluant une version 52 minutes qui sera diffusée à l'antenne.
Un autre webdocumentaire, "Prison Valley", un roadmovie participatif sur l'industrie de la prison sera mis en ligne le 15 avril. Six à huit nouveaux projets sont prévus en 2010. Tous ces programmes sont ensuite vendus sur les marchés internationaux. (afp/th)