Comme un chef: les épreuves se corsent dans les larmes

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Par: rédaction
9/02/12 - 22h38
Benoît, chef d'équipe et souvent félicité, a craqué sous la pression (photo tirée de la page Facebook de "Comme un Chef")

Cette semaine, les jeunes candidats de "Comme un chef" étaient aux mains de Christophe Hardiquest, chef de Chez Bon-Bon, à Bruxelles. Et la facilité n'était pas au programme: pour quelques uns, la pression aura été très forte.

Christophe Hardiquest, chef de chez Bon-Bon (photo tirée de la page Facebook de "Comme un Chef")
 C'est déjà pâques chez comme un chef #c1chef  
Sandrine a l'air doux mais a un fort caractère qui lui joue des tours (photo tirée de la page Facebook de "Comme un Chef")
Les jeunes chefs au complet (photo tirée de la page Facebook de "Comme un Chef")
 Si c'est pour faire de la cuisine sans goût alors il faut faire de l'art!  
Christophe Hardiquest

Le chef bruxellois de Chez Bon-Bon avait décidé d'apprendre à ses poulains de la semaine quelques notions essentielles à ses yeux: pas de gaspillage, accent sur la valorisation de chaque produit, effort sur la simplicité et le goût. Mais il avait aussi décidé de leur démontrer que les conditions pour cuisiner ne sont pas toujours idéales.

Cuisiner l'oeuf comme un chef, c'est pas gagné
Pour commencer, Christophe Hardiquest procède à une démo autour du thème de l'oeuf, seringue à la main et précision en ligne de mire. Les apprentis se sentent quasiment en cours de chimie, Benoît conclut en se disant "sur son cul".

Suit évidemment un test de compétence autour de ce même sujet: l'oeuf. Ingrédient simple, il doit être traité avec dignité et mis en valeur comme élément central d'un plat.

Sous l'oeil de Candice, tous tentent de revisiter leurs classiques, mais la cuisson fera défaut à beaucoup d'entre eux. Les oeufs d'Alice n'ont de cocotte que le nom, Benoît sauve son oeuf un chouïa trop poché avec un coulis d'aneth, Lucie pousse également la cuisson à l'extrême. Décidément les bases ne sont pas le fort de tous les candidats. Heureusement Alexandre imite le chef avec chance et réussit sa cuisson à merveille.

Finalement, c'est très étonné que Benoît finira premier et bénéficiera d'un avantage pour l'épreuve suivante. Il est suivi de près par la maîtrise d'Alexandre puis de Mike, qui a su mettre un classique au goût du jour avec sa belle omelette, dixit le chef.

Cuisiner pour 7 étoiles
A peine le temps de se remettre, les candidats doivent se mesurer à un défi de taille: préparer un menu en 3h et en équipe. Benoît, vainqueur de la veille, est désigné chef de brigade.

Prenant son rôle très à coeur, il répartit intelligemment les postes en fonction des compétences: Alice et Sandrine sont aux zakouskis (avocat aux crevettes, cappuccino de langoustines, glace chèvre, espuma de potiron) et à l'entrée (mi-cuit et carpaccio de thon). Alexandre et Thomas, grâce à leur sens de la recherche et de la réflexion, sont au plat principal et choisissent de travailler le veau basse température, tandis que Lucie et Mike se chargeront des desserts en privilégiant la pomme.

Evidemment, le chef Hardiquest prend plaisir à corser le défi: ce sont des chefs qui totalisent ensemble 7 étoiles qui constitueront le jury d'un soir. Panique à bord, Benoît craque sous le poids des responsabilités tant il prend son statut à coeur. Le chef le rebooste et le rassure aussitôt sur son travail.

Des émotions mais une noble prestation
Une pseudo-allergie d'un chef à l'un des ingrédients et une disparition mystérieuse de sauce plus tard, les chefs sont unanimes: si l'ensemble les a épatés, c'est le plat principal qui décroche la timbale. Alexandre et Thomas les ont conquis. Alice et Sandrine sont deuxièmes après une prestation en demi-teinte et Lucie et Mike fermeront la marche, vexés par les propos sur leurs desserts "sans contraste ni émotion".

"Vous pouvez être fiers de ce que vous avez sortis ce soir, c'est un bon début, il faut juste encore travailler. Un toast au chef d'équipe pour son beau travail", conclut le chef Hardiquest. Benoît, qui bien communiqué avec son équipe, est aux anges.

Le tram n'attend pas
Mais ça se complique dans l'épreuve suivante, quand les apprentis se voient forcés de cuisiner des amuse-bouches sans électricité afin de les servir 30 minutes plus tard... dans un vieux tram bruxellois tremblant.

Autre difficulté: l'un après l'autre suivant un tirage au sort, ils choisissent leurs ingrédients. Mais attention aux associations douteuses,  car chaque élément choisi devra se retrouver dans le mets servi. Surprise! Un ami de chaque candidat lui viendra en aide.

Des proches du chef seront les valeureux cobayes de nos apprentis. Lucie remporte l'épreuve en présentant du tourteau et des crevettes "parfaits" selon le chef. Sandrine, qui a eu la chance de choisir les ingrédients en premier lieu, est 2e avec les félicitations du chef. Alexandre, qui avait malheureusement écopé de ce que lui avaient laissé les autres (de la semoule, du concentré de tomates, du caviar de hareng), finit heureux 3e pour avoir su jongler avec la difficulté. On notera la prestation "pas fraîche" et decevante de Benoît et la petite leçon de morale que recevra Thomas, qui a été - aux yeux du chef Hardiquest - "égoïste" en piquant tous les ingrédients nobles disponibles, sans les mettre en valeur qui plus est!

Des cèpes (et des attaques) pour le dessert
Le lendemain au petit-déjeuner, le test de reconnaissance est remporté par Lucie, qui retrouve les cèpes et le café dans le plat du chef, un crumble et son espuma de cèpes au café.

Les candidats devront ensuite reproduire ledit dessert, en y apportant un élément personnel. Mais tous pataugent: la recette du sabayon leur semble à tous une grande première. Commence alors la guerre du syphon pour tenter de présenter un espuma de sabayon qui ne tient pas. Et pour cause... tous ont "zappé" la cuisson. 

La mésaventure des petits jeunes agace le chef, qui trouve la maladresse impardonnable. "Vous êtes partis tous sur la même connerie", rugit-il avant de refuser de goûter les "sabayons" loupés.

Seul l'accompagnement personnel du dessert départagera les candidats, et c'est Benoît qui remportera l'épreuve en respectant l'esprit du chef avec son chocolat chaud de cèpes. Le chef demeure très dur avec tous et leur rappelle que "si c'est pour faire de la cuisine sans goût alors il faut faire de l'art". Thomas est une nouvelle fois la cible des critiques.

Emballez, c'est... pas vraiment pesé
Enfin, c'est dans les techniques d'emballages originales que résidera l'épreuve finale. Il faudra travailler la créativité et le végétarisme est imposé: les candidats tombent des nues.

Beaucoup utiliseront l'argile comme méthode d'emballage, mais sans succès. C'est souvent un défaut d'assaisonnement qui sera fatal aux jeunes élèves du chef Hardiquest, selon ses collègues et son épouse qui composent le jury.

En cours de route, Sandrine - habituée aux humeurs et explosions - "pète un câble" (sic) quand son risotto prend l'eau au bain-marie et pense même ne rien présenter au jury. Mais à sa plus grande surprise, c'est Alice qui prendra la dernière place et écrasera une larme de déception. Thomas reçoit enfin un joli compliment du chef et finit premier haut la main. Alexandre, 3e, promet déjà de prendre une revanche... mais sur lui-même. Benoît, une fois n'est pas coutume, déçoit amèrement le chef.

Au classement final:
Alexandre reste premier, 2e: Mike, 3e: Lucie, 4e: Benoît, 5e: Thomas, 6e: Sandrine et 7e, Alice, désespérée mais bonne joueuse, qui entend cependant donner le meilleur d'elle-même pour remonter dans le classement.

Les cuisines de l'Essentiel à Temploux accueilleront la semaine prochaine les candidats et les épreuves semblent de plus en plus corsées. Les apprentis devront évoluer et se surpasser. Thomas annonce que c'est "Bagdad" dans la cuisine. Cela promet!

(acx)

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