Une interview télévisée de Nicolas Sarkozy sur tous les sujets jeudi au bout d'un an de mandat - sa plus longue intervention de ce type depuis juin 2007 - devrait dominer une semaine politique sans débats à l'Assemblée ou au Sénat pour cause de vacances parlementaires.
Prévue à l'origine lundi soir, différée au 24 avril après la mort d'Aimé Césaire, le chef de l'Etat se rendant à ses obsèques nationales à la Martinique, cette émission "En direct de l'Elysée" devrait durer au moins 90 minutes (20H15-21H45). Elle intervient sur fond de recadrage présidentiel du gouvernement après des couacs ministériels en série, et de tirage au sein de la majorité.
"En direct de l'Elysée" sera piloté par Patrick Poivre d'Arvor (TF1) et David Pujadas (France 2) qui feront appel à trois autres journalistes de télévision sur des thèmes précis: économie et social pour Véronique Auger (France 3), sociétal pour Yves Calvi (France 2/France 5), international pour Vincent Hervouët (LCI).
En fin d'émission, les deux principaux animateurs reprendront la main pour parler politique intérieure. Tous les sujets seront abordés. Cependant, souligne-t-on à l'Elysée, la présidence française de l'UE ne devrait pas faire l'objet de longs développements, le chef de l'Etat se réservant pour une autre intervention sur ce dossier avant le 1er juillet, début de ce mandat. La dernière grande interview télévisée du président, sur TF1 le 21 juin, avait rassemblé plus de 11 millions de téléspectateurs.
Il y a eu entre-temps une conférence de presse de rentrée le 8 janvier, aux résultats diversement commentés. Depuis, les difficultés (croissance ralentie, déficits, renchérissement des matières premières...) se sont accumulées pour M. Sarkozy qui a perdu beaucoup de terrain dans les sondages. L'interview pourrait lui fournir l'occasion de tirer son propre bilan d'un an de présidence de la République. Lundi, le PS présente son projet en 21 articles de "déclaration de principe du Parti socialiste".
Ce texte a pour ambition de "rassembler le patrimoine philosophique, intellectuel et moral du PS", selon l'eurodéputé Benoît Hamon. "C'est le coeur de nos valeurs, il permet aux socialistes de se retrouver sur l'essentiel", a affirmé M. Hamon pour qui l'enjeu principal de cette "déclaration de principe" 2008 sera de mettre en valeur la nécessité de "l'intervention, la régulation" dans un univers mondialisé. Lundi aussi, le Conseil de Paris tient sa première réunion depuis sa séance inaugurale qui avait vu la réélection du maire PS Bertrand Delanoë.
Au menu: le logement. Le maire proposera par ailleurs aux élus parisiens de faire du dalaï lama un "citoyen d'honneur" de Paris. François Bayrou réunit samedi à Paris les élus et ex-candidats du Mouvement démocrate (MoDem) aux municipales. Les participants discuteront des conditions de la consultation que veut organiser M. Bayrou, pour que les quelque "60.000 adhérents" se prononcent sur sa stratégie.
Ce vote qui doit avoir lieu "avant l'été" a été annoncé par l'ex-candidat à la présidentielle pour mettre fin à une "tentative de déstabilisation", orchestrée selon lui par l'Elysée. Depuis son échec aux municipales, sa stratégie avait en effet été contestée en interne par plusieurs élus voulant "faire revivre" l'UDF. Ceux-ci ont été mis en minorité lors d'une réunion mercredi soir du bureau de l'UDF, chargé de veiller pendant trois ans sur les intérêts "juridiques, matériels et moraux" de la formation, en sommeil depuis la fondation du Modem en décembre 2007. (afp)


