AB4 et RTL condamnés pour leurs émissions de call TV

Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) a récemment condamné BTV, l'éditeur d'AB4, et TVi, la maison-mère de RTL-TVI, Club RTL et Plug RTL, à respectivement 50.000 et 60.000 euros d'amende pour non-respect des dispositions du décret sur la radiodiffusion en ce qui concerne les émissions dites de "call TV", a indiqué jeudi le CSA sur son site internet. Les chaînes visées n'ont pas respecté la durée de diffusion de ce genre de programme, limitée à 3 heures par jour.

Dans une décision datée du 21 février dernier, le CSA avait défini la call TV comme répondant aux mêmes critères que le téléachat, déjà limité à 3 heures de diffusion quotidienne. A la suite d'un monitoring des programmes de call TV, le CSA a constaté que BTV et TVi avaient "largement et régulièrement" dépassé la durée de diffusion autorisée. Les deux éditeurs ayant déjà été sanctionnés pour des faits similaires, le CSA les a condamnés respectivement à une amende de 50.000 et de 60.000 euros.

Il est reproché à BTV d'avoir diffusé sur AB4 les programmes "Télé-achat", "Profils" et "L'appel gagnant", dont la durée cumulée de diffusion dépassait régulièrement la limite, notamment le 3 avril dernier, où celle-ci s'élevait à 6h14, précise le CSA. Quant à TVi, il a diffusé des programmes de téléachat sur les chaînes RTL-TVI ("Mister good deal", "Allô Cadeaux", "La boutique", "Luna park", "Jeux de nuit"), Club RTL ("Le shopping", "Bienvenue au Club", "Love camera") et Plug TV ("Shopping Hours", "Mission séduction"), en dépassant là aussi la limite impartie. Ainsi, le 14 avril, la durée cumulée s'élevait sur RTL-TVi à 7 heures, sur Club RTL à 5h45 et sur Plug TV à 4h30.

Le 23 octobre, le CSA a par ailleurs condamné BTV à 5.000 euros d'amende pour non-respect des dispositions légales en matière de protection des mineurs, et ce à la suite de la plainte d'un téléspectateur. AB3 avait diffusé le film The Controller le 7 janvier, à 13h20, sans la signalétique "déconseillé au moins de 12 ans" comme cela aurait dû être le cas, estime le régulateur de l'audiovisuel en Communauté française. "Le scénario de ce film recourt en effet, de manière systématique et répétée, à la violence physique ou psychologique", selon le CSA. BTV avait déjà été sanctionné pour des faits similaires. (belga)
13/11/08 15h39
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