"Il ne faut pas oublier que La Nouvelle Star, c'est éphémère"

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Par: rédaction
5/03/09 - 10h43

Les fans de La Nouvelle Star se souviennent tous de Tigane, qui avait perdu en finale face à Julien Doré. C'était en 2007. Voilà qu'aujourd'hui, après quelques mois de silence, le jeune homme revient sur le devant de la scène, avec un single d'abord, baptisé Angélique, et un album ensuite. L'occasion pour nous de prendre de ses nouvelles.

Entre votre Nouvelle Star et maintenant, il s'en est passé du temps. Où aviez-vous disparu?
J'ai pris le temps de rentrer chez moi, de décompresser, de réfléchir à ce que je voulais faire et ne pas faire. On m'a proposé un album de reprises, j'ai refusé. Je ne me voyais pas faire encore des reprises alors que les gens n'avaient entendu que ça venant de moi sur La Nouvelle Star. Je voulais faire quelque chose d'original.

Votre premier album était prévu début février, il a finalement été reporté. Pourquoi?
Au début, j'étais signé sur un label indépendant. J'ai sorti un EP digital, qui est resté numéro un pendant quelques semaines sur iTunes. Et par rapport à ça, Warner a voulu me rencontrer et j'ai signé chez eux. Du coup, ça a pris plus de temps. L'album, ça sera du Tigane. Je suis toujours toujours le même que celui que vous avez connu à La Nouvelle Star. Ca sera un album très axé soul. J'ai beaucoup écouté Stevie Wonder. Mais il y aura de la pop aussi, un peu à la manière de James Morrisson. Ca sera un album pop-soul.

Aujourd'hui, vous êtes toujours "Tigane de La Nouvelle Star". C'est une étiquette qui vous gêne?
Ce n'est pas plaisant. Mais c'est quelque chose que je ne renierai jamais. C'est une émission qualitative. Je considère La Nouvelle Star comme un télécrochet d'ailleurs, pas comme une émission de téléréalité. Parce qu'on nous voit chanter et pas prendre notre douche ou manger. L'étiquette, elle est évidemment toujours là mais c'est normal, je n'ai rien prouvé encore. Mais en tout cas, participer à La Nouvelle Star, ça facilite beaucoup les choses. C'est une grosse vitrine, j'ai rencontré des gens que je n'aurai jamais croisé si je n'avais pas participé à La Nouvelle Star. Donc forcément ça aide beaucoup.

Que pensez-vous du succès de Julien Doré? Vous avez encore des contacts avec lui?
Je l'ai vu samedi aux Victoires de la musique. Ma productrice faisait les choeurs pour Johnny Hallyday, alors je l'ai accompagnée. Tout ce qui arrive à Julien, c'est super pour lui. Ca prouve que ce qui compte, c'est le travail qu'il y a derrière et qu'on peut réussir même en sortant d'un télécrochet comme La Nouvelle Star.

Vous avez l'intention de regarder l'émission cette année?
Je n'ai pas encore eu le temps de regarder mais j'espère en fait que je ne le trouverai pas parce que ça voudra dire alors que les choses se passeront bien pour moi.

Le monde de la musique correspond à l'idée que vous vous en faisiez?
En fait, je ne m'en était pas vraiment fait d'idée. Tout ce qui concernait la télé, la musique, c'est très loin tout ça quand vous vivez en cité. Ca paraît inaccessible. Donc je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Je n'aurais jamais cru un jour que tout ça m'arriverait. J'essaie en tout cas de rester moi-même.

Votre maman vous accompagnait sur les primes à l'époque de La Nouvelle Star. Comment réagit-elle aujourd'hui face à tout ce qui vous arrive?
Après La Nouvelle Star, elle a eu peur. J'ai rencontré beaucoup de gens, des projets ont été avortés. Maintenant j'ai trouvé la bonne équipe de travail. Evidemment, elle était inquiète parce que j'avais arrêté mes études. Mais aujourd'hui, la fierté a pris le pas sur la peur. Si ça ne marche pas, je reprendrai mes études, il faudra bien que je fasse quelque chose. Mais en tout cas, je n'arrêterai jamais la musique. Ca, c'est certain.

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui vont mettre le pied à Baltard d'ici quelques semaines?
Il ne faut pas qu'ils oublient que c'est éphémère. Il ne faut pas s'imaginer que ça va décoller ensuite. Si on gagne, peut-être, mais même ça, ce n'est pas sûr. Moi je l'ai bien vécu l'après parce que je m'étais fait à l'idée que c'était temporaire. On connaît le principe, il ne faut pas le perdre de vue."

Déborah Laurent

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