Eric Zemmour, "menacé" dans un titre de rap, porte plainte

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Par: rédaction
21/04/09 - 14h57

Les rôles s'inversent. Zemmour, habitué à s'attaquer avec virulence, aux invités qui osent se rendre sur le plateau d'On n'est pas couché, se voit à son tour au centre des critiques.

Le rappeur Youssoupha déclare dans le titre A force de le dire: "A force de juger nos gueules, les gens le savent qu'à la télé souvent les chroniqueurs diabolisent les banlieusards, chaque fois que ça pète on dit qu'c'est nous, j'mets un billet sur la tête de celui qui fera taire ce con d'Eric Zemmour."

Le chroniqueur, blessé par ces paroles, a porté plainte. Il explique au Post: "J'ai pris ça pour des menaces de type simple. Je parle le français. Pour moi, mettre un billet sur la tête de quelqu'un ça veut dire le tuer. Mettez-vous à ma place. Vous vous diriez quoi si quelqu'un écrivait ça sur vous? Est-ce qu'on vous menace vous? Il n'y a qu'un sens possible à ces phrases."

Zemmour, qui avait déclaré précédemment que le rap était une "sous-culture d'analphabètes", refuse toute discussion avec Youssoupha. "Je ne discute pas quand on me menace. On est en démocratie. J'accepte toutes les discussions du monde mais pas quand on me menace. On assume ce que l'on dit, le problème c'est qu'on leur trouve des excuses."

Eric Zemmour affirme que suite à cette chanson, il craint un peu pour sa vie. "A force d'écrire des choses horribles elles finissent par arriver."

De son côté, Youssoupha s'est défendu dans Le Monde: "Le faire taire? Il faut l'entendre dans le sens le plus élémentaire: le remettre à sa place, le mettre face à ses contradictions. Encore une fois, un rappeur est placé au centre de la polémique. Il faudra le clouer au pilori ou le faire passer à la barre. C'est seulement à cette condition que l'ordre social, médiatique et surtout moral retrouvera son harmonie. Cette fois-ci, la foudre m'a choisi."

Dé.L.

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