"Annick a subi des faits atroces"

Contrairement à certains témoignages, Ronald Janssen n'était pas à la soirée où Annick van Uytsel a passé ses dernières heures la nuit du 27 au 28 avril 2007. A l'instar d'un prédateur à la recherche d'une proie, il rôdait la nuit et a choisi de manière aléatoire sa victime. L'infortunée Annick a eu la malheur de croiser la route de son assassin. Janssen l'a traînée jusqu'à sa camionnette, et l'a ramenée à son domicile avant de la tuer. Les circonstances exactes de l'enlèvement et de la séquestration restent floues, mais certaines sources judicaires affirment qu'il a fait subir de véritables atrocités à la jeune fille. Un récit à lire dans Het Laatste Nieuws.

Vendredi après-midi, Janssen reconnaissait le meurtre d'Annick van Uytsel, une jeune fille de 18 ans domicilée à Diest dont le corps sans vie avait été retrouvé dans le canal Albert, dans des sacs plastiques. "Janssen a agi tel un prédateur nocturne à la recherche de victimes pour assouvir ses pulsions sexuelles", décrit une source interne de l'enquête.

Séquestration
Au mauvais moment au mauvais endroit, voilà le drame d'Annick. Janssen guette sa proie, et attrape la jeune fille. Il l'a traîne jusqu'à son VW Transporter, et regagne son domicile à Loksbergen. Preuve en est: le dernier signal du gsm d'Annick a été émis à Halen. Au-delà de l'homicide, il y a bel et bien eu privation illégale de liberté et séquestration. L'homme a séquestré la jeune fille dans sa cave, avant de mettre fin à ses jours. Pour y faire quoi ? Certaines sources judiciaires évoquent "des faits atroces". Sans donner plus de détails.

A quand remonte la mort?
Les enquêteurs ignorent (encore) combien de temps la jeune fille a été séquestrée par son agresseur. Son corps n'avait été retrouvé qu'une semaine après le soir du drame. Quand a-t-elle été jetée à l'eau ? Cette question reste incertaine. Aucun acteur proche de l'enquête n'a voulu révéler à quand le décès remonte, bien qu'Annick soit bel et bien morte au domicile de Janssen.

"Profil psychopathique"
"En tout cas, il est clair que l'assassin a procédé de sang-froid", explique Jef Vermassen, l'avocat des parents d'Annick. "Le meurtre, c'est une chose. Mais surtout la façon dont il s'est débarrassé du corps, avec sang-froid et calme, sans peur, ce modus operandi témoigne d'une personnalité psychopathique", poursuit-il. (mb)
12/01/10 11h12
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