L'enquête qui doit déterminer s'il y a un lien entre l'ADN de Ronald Janssen et le matériel génétique qui a été trouvé sur la jeune Joke Van Steen n'accuse aucun retard en raison d'une preuve manquante, a indiqué le parquet général de Gand qui n'a pas encore de conclusions sur cette analyse ADN.
Les enquêteurs comparent l'ADN de Ronald Janssen avec les cheveux qui ont été trouvés il y a quinze ans sur le corps de la victime. La jeune Joke Van Steen a été tuée dans la nuit du 11 au 12 novembre 1995 alors qu'elle rentrait à vélo d'une fête organisée à Audenarde.
Le procès en assises d'Olav Herreman, accusé d'avoir assassiné la jeune fille, doit s'ouvrir le 30 avril à Gand.
Vtm rapportait mardi que plusieurs pièces importantes du dossier ont disparu, entre autres la mobylette avec laquelle le suspect a probablement emmené le corps de l'adolescente. Selon la chaîne de télévision flamande, la disparition du véhicule n'a été constatée que lorsque les enquêteurs ont demandé des devoirs d'enquête complémentaire dans le cadre de l'affaire Janssen. Le parquet général de Gand avait déjà annoncé en 2006 que la mobylette avait été vendue par accident.
La justice ne considère pas l'engin comme une preuve essentielle.
"Il n'y a en tous les cas aucun lien entre le deux roues vendu il y a des années et l'analyse ADN qui a récemment été ordonnée sur les cheveux", a indiqué le porte-parole du parquet général, Dominique Debrauwere. (belga/cb)


