Me Miskovic.
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La défense de Ronald Janssen maintient la version de l'accusé du 23 septembre 2011, selon laquelle Annick l'a suivi de son plein gré et qu'il l'a tuée en panique, par angoisse et de façon irréfléchie.
Maître Miskovic a demandé au jury de ne répondre 'oui' qu'à la question de culpabilité concernant le meurtre et 'non' à la question de culpabilité pour l'enlèvement et la préméditation. "Je me base pour cela sur le dossier. Pas sur des images, mon imagination ou mon pouce", a indiqué l'avocat.
Selon Me Miskovic, Ronald Janssen n'a été présenté à la cour d'assises que comme Méphistophélès, Lucifer, un psychopathe, un tueur en série, la personnification du Mal. "Mais dans le pire des hommes, on trouve du bon", a souligné Me Miskovic.
"Le 8 janvier 2010, Janssen a avoué les faits concernant Annick Van Uytsel, sans qu'il y ait la moindre preuve. Une semaine plus tard, une correspondance ADN a été établie. Jusqu'au 6 janvier 2010, toutes les pistes étaient étudiées, mais à partir de ce moment-là, l'enquête s'est portée uniquement sur ce qui devait être prouvé", a indiqué l'avocat.
"Il n'est pas question d'enlèvement pour Annick. Nous savons, d'après la déclaration de Gil V. qu'Annick allait peut-être dormir ailleurs. Selon la tante d'une amie, Annick connaissait Janssen. Annick était fatiguée et éméchée. Elle a suivi Janssen de son plein gré. Que s'est-il passé au domicile de Janssen? Une dispute? Nous ne le savons pas, mais son décès est accidentel", a soutenu Me Miskovic. (belga)


