Le DHKP-C doit être jugé pour les faits en Belgique
La défense des membres du mouvement d'extrême-gauche turc DHKP-C s'est opposée ce lundi au ministère public dans le cadre du procès en appel qui se déroule à Anvers. Les avocats ont dénoncé le fait que l'affaire était exagérée par des faits qui se sont produits en Turquie et dans lesquels les suspects ne sont pas impliqués.
Les procureurs fédéraux ont rappelé, vendredi, dans leur réquisitoire, l'histoire du DHKP-C et expliqué pourquoi selon eux, il s'agit d'une organisation criminelle et même terroriste. Ils se sont référés à plusieurs attentats en Turquie dont le DHKP-C serait responsable. La défense des prévenus a souligné qu'ils n'étaient pas poursuivis pour ces faits et n'avaient rien à voir avec ces attentats. "Nos clients ne sont pas poursuivis pour des délits de violence mais le ministère public semble volontiers les y associer", a souligné Me Fermon. L'avocat a demandé à la Cour de ne s'exprimer que sur les faits qui se sont produits en Belgique.
Les plaidoyers de la défense se poursuivent demain/mardi. Les huit prévenus comparaissant devant la cour d'appel d'Anvers sont poursuivis comme dirigeants ou membres d'une organisation criminelle à visée terroriste, pour infractions à la loi sur les armes, faux en écriture et recel. Musa Asoglu et Bahar Kimyongür, le responsable du bureau d'information du DHKP-C à Bruxelles, sont les seuls à être poursuivis sur base de la loi du 19 décembre 2003 relative aux infractions terroristes. En juin 2004, ils avaient revendiqué, dans des tracts, l'attentat contre un bus à Istanbul. (belga)