Vanderhoydonck critique les preuves du ministère public sur LHSP

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Par: rédaction
24/01/08 - 14h00
Francis Vanderhoydonck en discussion avec son avocat, maître Luc Arnou.

L'ancien banquier Francis Vanderhoydonck (49 ans), qui est poursuivi en tant qu'ancien administrateur de L&H pour sa participation présumée à une fraude boursière, a nié jeudi avoir été au courant d'une fraude dans l'entreprise.

Son avocat, Me Jos Mertens, estime que son client sert de bouc émissaire. "Sur quelques dizaines de milliers de mails, seuls 6 ou 7 ont été sélectionnés, dont on a tiré des passages bien précis afin de mettre en cause Vanderhoydonck", a-t-il affirmé. En octobre 1998, Francis Vanderhoydonck est arrivé à la tête de Lernout & Hauspie Investment Company (LHIC), une société d'investissement qui devait prendre des participations dans d'autres entreprises IT. Il est ensuite devenu observateur au sein du conseil d'administration de L&H et en mai 1999, il est devenu administrateur externe.

Son avocat a insisté sur le fait que son travail au sein du groupe technologique à Ypres n'était pas la seule activité exercée par Vanderhoydonck à cette période. Via son entreprise de consultance, il travaillait dans de nombreuses autres sociétés. "Un quart de son temps était consacré à LHIC et, plus tard, à L&H. Le ministère public l'a présenté comme l'une des personnes de confiance des fondateurs, mais il ne venait en fait que de manière sporadique à Ypres. Il travaillait à partir d'un bureau à Bruxelles. La communication avec Lernout et Hauspie se faisait par courrier électronique".

Le ministère public n'avance que quelques mails à titre de preuve contre Vanderhoydonck, selon l'avocat. "On oublie de dire que mon client ne pouvait lire ses mails, envoyés via l'intranet, que lors de ses quelques visites à Ypres. Il se retrouvait alors face à une liste énorme de mails à traiter qu'il parcourait en diagonale et sélectionnait selon leur importance pour son travail à LHIC. Comme cela s'est produit avec le comité d'audit, ces quelques mails utilisés comme preuve ont été choisis de manière très sélective. Les éléments à décharge ont été mis sur le côté par le ministère public".

Lorsque les activités de LHIC ont été gelées à l'automne 1999 parce qu'elles entraient en concurrence avec celles de FLV Fund, on a fait appel à Vanderhoydonck à L&H pour les négociations de reprises de Dictaphone et Dragon. Il a aussi négocié avec les banques le rééchelonnement de la dette de ces entreprises. Comme rétributions, il a pu acheter des warrants qu'il a échangés quelques mois avant la chute du cours boursier, lui permettant d'encaisser environ 3 millions de dollars. Le ministère public le poursuit donc pour délit d'initié et estime qu'il avait connaissance des problèmes avec la reconnaissance du chiffre d'affaires et l'enquête informelle SEC. Francis Vanderhoydonck le nie et souhaite amener des éléments vendredi afin de le prouver. (belga)

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