"Gaston Bastiaens a agi correctement"

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Par: rédaction
15/01/08 - 13h42

Intervenant mardi au procès Lernout et Hauspie, à Gand, l'avocat de Gaston Bastiaens, ex-Chief Executive Officer (CEO) de l'entreprise faillie, a souligné la fiabilité du concept LDC (technologie vocale).

Me Philip Walravens a fait référence à des déclarations de Pol Hauspie et de Nico Willaert selon lesquelles son client n'aurait pas libéré les moyens nécessaires au développement des filiales LDC. Elles prouvent, dit-il, que Gaston Bastiaens a agi correctement, respectant l'indépendance de ces filiales spécialisées dans le domaine de la technologie vocale. L'avocat s'est lancé dans une plaidoirie fort technique, portant notamment sur les règles comptables américaines et la vente par L&H de licences software aux LDC.

Il s'est efforcé de détricoter l'argumentation du ministère public et de démontrer la légalité de ces filiales étrangères de L&H. Selon l'avocat, il n'y a pas lieu de tenir compte du fait que les investisseurs agissaient souvent avec des motivations purement financières. Et d'affirmer que Gaston Bastiaens ignorait que les crédits provenaient en fait de Jo Lernout et de Pol Hauspie, ce qui portait ainsi atteinte à l'indépendance affichée des filiales.

"Il est dommage que la plupart des filiales LDC aient été inactives. Mais elles étaient indépendantes et mon client n'a pris connaissance de cette absence de développement qu'en mars 2000. Il existait un plan en vue de mettre des ingénieurs et des linguistes de L&H à la disposition des LDC mais Gaston Bastiaens voulait à bon escient d'abord soumettre ce plan au réviseur, KPMG", a encore commenté l'avocat.

Pour la défense de l'ex-CEO, l'enquête n'a livré aucun élément probant susceptible de justifier la condamnation de Gaston Bastiaens quant à son comportement dans le dossier des LDC. Les accusations principales viendraient ainsi de Pol Hauspie, un homme décrit par un rapport psychiatrique comme un manipulateur, un menteur, quelqu'un qui a tendance à reporter ses responsabilités sur les autres, a poursuivi l'avocat. Et c'est cet homme qui est le témoin-clef du ministère public, a lancé la défense de Gaston Bastiaens.

Au moment de l'arrestation des trois prévenus principaux (Lernout, Hauspie et Willaert), en avril 2001, Gaston Bastiaens se trouvait aux Etats-Unis. Il a alors été chargé par le trio. A son retour, une confrontation a permis de mettre à mal la plus grande partie de ces déclarations, a constaté Me Walravens. (belga)

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