-
 
7sur7.be

L&H: "Van Aerde était un réviseur critique et méticuleux"

Gaston Bastiaens, Nico Willaert et Pol Hauspie, les trois principaux accusés.
William Van Aerde n'est pas le réviseur négligent qui a participé à la fraude; il avait à peine hérité du dossier L&H qu'il effectuait deux corrections comptables qui influençaient négativement les résultats, a soutenu son défenseur, Me Bart Spriet, vendredi devant la cour d'appel de Gand.

En juin 1999, William Van Aerde a succédé à Paul Behets en tant que représentant de KPMG auprès de l'entreprise de technologie vocale L&H, à Ypres. Paul Behets avait rejoint l'asbl Sail Trust, une filiale de L&H. "Lors d'une première révision en juillet 1999, William Van Aerde a effectué une correction comptable d'un montant d'un million de dollars. Et ce serait l'homme qui a participé à la fraude? Peu après, il a constaté qu'une seconde rectification devait être opérée pour un montant de 1,7 million de dollars. L&H avait entre-temps déjà envoyé à la SEC (le régulateur boursier américain, NDLR) le rapport du deuxième trimestre écoulé, sans l'approbation de Van Aerde. Ce dernier a cependant contraint l'entreprise à effectuer cette correction et à modifier le rapport trimestriel de la SEC", a expliqué Me Spriet.

Il est incompréhensible pour lui que le ministère public poursuive l'associé de KPMG pour ce premier rapport fautif. "Les premières semaines de prestations de Van Aerde révèlent une personnalité critique et indépendante. A peine entré en fonction, il a effectué deux corrections comptables non négligeables", a ajouté le conseil. "D'après la déclaration du directeur financier Carl Dammekens, il semble que William Van Aerde consultait et demandait davantage de rapports que son prédécesseur. Il s'impliquait dans les activités d'audit et encourageait le comité d'audit interne de L&H à se réunir. Est-ce là l'homme négligent qui aurait participé à la fraude?", s'est-il interrogé.

L'avocat explique en outre que, contrairement à ce qu'estime le ministère public, les déclarations de Van Aerde renvoyant à maintes reprises à Bob Mc Lamb, collaborateur de KPMG au Etats-Unis, ne sont pas une manière de se dégager de ses responsabilités. "Mc Lamb était le grand spécialiste constamment sollicité. Van Aerde n'a jamais donné d'avis au sujet des contrats de licence controversés (avec les Language Development Companies, ndlr)." William Van Aerde n'était pas au courant des négociations en cours au sein de L&H et avec KPMG, en 1998, en vue de la création des Language Development Companies (LDC), et ignorait donc la réelle motivation de ces compagnies, selon la défense. (belga)

Votre avis nous intéresse!

Partagez votre opinion avec plus de 60.000 visiteurs

 

© De Persgroep Publishing. Tous les droits réservés. Lisez les conditions d'utilisation

Mediargus Metriweb