Le ministère public (MP) qui a terminé ses répliques lundi devant la cour d'appel de Gand dans le cadre du procès sur la faillite de Lernout et Hauspie (L&H), a pointé la responsabilité de la vingtaine de prévenus et de leurs avocats, responsables, selon le procureur Willem De Pauw, d'un climat boursier plus négatif en Flandre tout en se réfugiant derrière le fait qu'ils n'étaient prétenduement au courant de rien.
"L'assurance des prévenus qui semblent considérer une condamnation comme impossible, m'estomaque", a indiqué le représentant du ministère public. "Nous avons affaire à des gens qui avaient le nez sur le plus grand scandale financier que la Flandre ait jamais connu. A cause de celui-ci, de nombreux épargnants ont perdu leur épargne et de nombreuses personnes ont tout simplement été ruinées".
Auparavant, le ministère public était revenu sur le rôle de Jo Lernout, affirmant qu'il ne pouvait se réfugier derrière le fait qu'il était technicien chez L&H. "C'est une fable", a dit le porte-parole du ministère public qui a aussi affirmé qu'il était le "père spirituel" du
concept LDC (Language Development Companies). (belga)


