Le Pen devant le tribunal pour des affiches de campagne "anti-musulmans"

Le président du Front national, Jean-Marie Le Pen, a comparu vendredi en référé devant le tribunal de grande instance de Marseille, assigné par la Licra qui réclame l'arrêt d'une campagne d'affichage "anti-musulmans".

La décision sera rendue lundi en début d'après-midi. Cette affiche, diffusée par le mouvement jeunesse du FN, d'abord en région Provence-Alpes-Côte d'Azur et sur son site internet et désormais visible partout en France, représente une femme intégralement voilée à côté d'une carte de France recouverte du drapeau algérien sur laquelle se dressent des minarets en forme de missiles, avec en titre "non à l'islamisme".

Pour l'avocat de la Licra (Ligue contre le racisme et l'antisémitisme), Me Michel Pezet, cette affiche constitue "un trouble manifestement illicite à l'ordre public", parce qu'elle "stigmatise une communauté" à laquelle on fait courir "un risque". "C'est une provocation", a-t-il poursuivi, dénonçant des "caricatures qui disent que les gens ne pourront pas vivre ensemble". L'avocat du FN, Me Wallerand de Saint-Just, a argué de la liberté d'expression, avant d'affirmer que "cette affiche n'attaque en aucun cas l'islam et les musulmans mais les islamistes".

Me Saint-Just avait auparavant demandé au tribunal de se déclarer incompétent dans cette affaire, M. Le Pen n'étant pas domicilié à Marseille et dépendant, a-t-il dit, du tribunal de Nanterre. Interrogé à l'issue de l'audience, Jean-Marie Le Pen, s'est étonné de son assignation, affirmant que "cette affiche est claire: elle dénonce l'islamisme et pas l'islam et l'importation de cet islamisme".  (belga/mb)
05/03/10 15h52
printIcon Version imprime       mailIcon envoyer à un(e) ami(e)     

Votre avis nous intéresse!

Partagez votre opinion avec plus de 80.000 visiteurs

 

© De Persgroep Publishing. Tous les droits réservés. Lisez les conditions d'utilisation


acap enabled
Mediargus
Metriweb