Une école pakistanaise pour filles détruite par des rebelles
Une école pour filles a été en partie détruite par une bombe vendredi dans le nord-ouest du Pakistan, la quatrième attaque contre une école, toutes attribuées aux rebelles islamistes, dans cette région depuis le début de la semaine, a indiqué la police.
Pas de victimesL'explosion de cette bombe de 40kg dans l'école primaire communautaire pour filles du village de Mattni, dans les environs de Peshawar, n'a pas fait de victimes, a précisé un responsable local de la police, Abdul Ghafoor Afridi. "Trois salles et le mur d'enceinte de l'école ont été totalement détruits, et la salle des professeurs très endommagée", a-t-il ajouté.
Quatrième attaque en une semaineIl s'agit de la quatrième attaque contre une école en une semaine dans le nord-ouest du Pakistan, où l'armée est engagée depuis la fin avril dans plusieurs opérations contre les rebelles islamistes des talibans, en particulier dans la région de Swat. Les rebelles islamistes de la vallée de Swat ont détruit au moins 191 écoles, dont 122 pour filles, depuis leur montée en puissance à l'été 2007, privant de classes quelque 62.000 élèves, selon les responsables locaux.
L'ignorance, une valeur islamiste?Les écoles mixtes pour les enfants de plus de 10 ans, un principe dénoncé par les extrémistes islamistes, ont depuis disparu à Swat. Jeudi, des rebelles avaient fait exploser une école pour fille dans le district tribal semi-autonome du Waziristan du Sud, l'un des fiefs des talibans pakistanais. Lundi, deux écoles avaient été détruites par les rebelles, l'une à Peshawar et l'autre dans le district tribal de Bajaur.
La victoire totale promise par le gouvernement tarde à venirToujours dans le nord-ouest, trois personnes, dont deux soldats, ont été tuées et plus d'une douzaine blessées par l'explosion d'une bombe télécommandée au passage de leur convoi, qui se rendait de Miranshah, chef-lieu du district tribal du Waziristan du Nord, au district voisin de Bannu, a indiqué vendredi à l'AFP selon un responsable local de sécurité. Le convoi a ensuite été frappé par l'explosion d'une seconde bombe, également télécommandée, qui a blessé trois autres soldats, a-t-il ajouté. (belga/th)