Maddie: reconstitution annulée faute de participants

Le ministère public portugais a annoncé mardi avoir renoncé à organiser une "reconstitution" dans le cadre de l'enquête sur la disparition de la petite Britannique Madeleine McCann, plusieurs témoins ayant refusé d'y participer.
"La reconstitution, prévue les 29 et 30 mai, est sans effet en raison de la non comparution déjà annoncée de quatre des personnes convoquées", a expliqué Ana Lima, porte-parole du procureur général de la République. Le mois dernier, la police judiciaire portugaise avait fait part de son intention de procéder à une reconstitution à Praia da Luz (sud du Portugal) des faits et gestes des parents de Maddie, Kate et Gerry McCann, ainsi que des sept amis qui dînaient en leur compagnie le soir de la disparition, le 3 mai 2007, de la petite Madeleine.
Cette reconstitution, initialement envisagée pour le début mai, avait finalement été repoussée en raison de la proximité de la date anniversaire de la disparition de Madeleine. A plusieurs reprises, les avocats des McCann ont assuré que leurs clients étaient disposés à participer à cette reconstitution, mais selon des informations de la presse portugaise, plusieurs de leurs amis ont mis en doute l'intérêt de se rendre au Portugal, plus d'un an après la disparition de Madeleine. La fillette, alors âgée de 3 ans, a disparu alors qu'elle dormait dans l'appartement du complexe touristique où séjournait sa famille, pendant que ses parents dînaient avec des amis à quelques dizaines de mètres de là.
Les époux McCann, mis en examen le 7 septembre dernier, ont organisé une vaste campagne internationale pour la retrouver. Ils se disent convaincus que leur fille a été enlevée, alors que les enquêteurs portugais privilégient la thèse de la mort de l'enfant. Outre les époux McCann, un autre Britannique Robert Murat, résidant au Portugal, a été mis en examen il y a plus d'un an. La justice portugaise n'a à ce jour prononcé aucune mise en accusation formelle dans cette affaire. Le secret de l'instruction a été prolongé à la mi-mai de trois mois en raison de son "exceptionnelle complexité". (belga)