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L'armée US admet avoir tiré sur des combattants anti-Qaïda

Un groupe de plus de cent combattants de Jorf al-Sakher, dans le sud de l'Irak, ont cessé samedi de coopérer avec l'armée américaine.
L'armée américaine a admis dimanche avoir tiré la veille sur des combattants anti-Qaïda dans le sud de l'Irak, provoquant pour la première fois la démission d'un groupe de plus de cent hommes.

"Une enquête a été ouverte sur cet incident. Toutefois nous avons été pris pour cible en premier et avons riposté. Nous pensons que les (combattants anti-Qaïda) nous ont visé par erreur et il se peut que nous en ayons tué trois", a affirmé le commandant Brad Leighton à l'AFP. "Nous regrettons la perte de vie innocente et la politique de la coalition est de dédommager les familles des personnes tuées accidentellement dans nos opérations", a poursuivi le commandant.

Un groupe de plus de cent combattants de Jorf al-Sakher, dans le sud de l'Irak, ont cessé samedi de coopérer avec l'armée américaine, qu'ils accusent d'avoir tués trois des leurs, ce qui porte, selon eux, à 19 le nombre de leurs combattants tués par erreur depuis un mois. "Le groupe du réveil de la région de Jorf al-Sakher (au nord de la ville de Hilla, située à 100 km au sud de Bagdad), qui compte 110 combattants, a démissionné de ses fonctions pour protester contre les assassinats planifiés menés par la coalition", a affirmé le chef du groupe, Sabah al-Janabi à l'AFP.

Selon M. Janabi et un responsable local de la police, Ali al-Lami, les trois combattants anti-Qaïda ont été tués par un tir d'hélicoptère américain. "Il s'agit du troisième incident en un mois. Nous avons déjà perdu 19 hommes et 12 ont été blessés par des bombardements de la coalition", a dit M. Janabi. Les "comités populaires", également baptisés les "forces du réveil" ou encore les "fils de l'Irak", sont des groupes mobilisés depuis septembre 2006 avec le soutien financier américain pour lutter contre Al-Qaïda.

Au nombre de 130 groupes, ils regroupent 80.000 combattants en grande majorité des sunnites, selon les estimations américaines.
Dans quelques régions d'Irak, des tensions sont toutefois apparues entre ces groupes et l'armée américaine ou les autorités locales. (afp)

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