Des responsables israéliens ont exprimé mercredi l'espoir que le Conseil de sécurité de l'ONU s'abstiendra de condamner Israël pour le blocus imposé à la bande de Gaza en réponse aux tirs de roquettes palestiniennes.
"Nous croyons qu'il n'y aura pas de condamnation, car il n'y a pas lieu de condamner Israël", a déclaré l'ambassadeur d'Israël à l'ONU, Dany Gillerman, à la radio publique. "Je crois que la communauté internationale est suffisamment intelligente pour comprendre ce qui se passe et tout cela s'achèvera de façon non dramatique pour Israël", a-t-il ajouté.
Après une réunion d'urgence houleuse mardi, le Conseil de sécurité de l'ONU a ajourné à mercredi sa réunion d'urgence sur le blocus, mais un diplomate du Conseil s'est dit pessimiste sur les chances de parvenir à un accord sur un texte. Ce diplomate s'est dit sceptique sur le fait que les Etats-Unis, proche allié d'Israël, acceptent le texte de compromis. L'adoption d'un texte non contraignant requiert l'unanimité.
La réunion du Conseil a été organisée à la demande des pays arabes alors que la pression internationale monte face à ce que l'Union européenne a appelé une "punition collective" pour les 1,5 million d'habitants de Gaza. "Ce qu'il faut condamner ce sont les tirs de roquettes vers Israël et non pas notre réaction de défense. Une condamnation d'Israël ferait le jeu du Hamas", le groupe islamiste qui contrôle la bande de Gaza depuis juin 2007, a dit le directeur général des Affaires étrangères d'Israël Abraham Abramovitch.
La ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni a souligné mardi qu'Israël continuerait à agir dans Gaza même au prix d'une condamnation internationale. Le gouvernement israélien a desserré mardi en partie son étau en permettant à nouveau la fourniture partielle du carburant et des médicaments au territoire palestinien. (belga)


