La colonisation domine la relance des négociations israélo-palestiniennes

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Par: rédaction
12/12/07 - 18h03

Les Palestiniens ont demandé à Israël de stopper la colonisation à la relance mercredi des négociations de paix avec pour objectif de parvenir à un accord définitif avant la fin 2008.

Cette première séance de discussions, qui inaugure un long cycle de rencontres à venir, doit être suivie d'une prochaine réunion après la conférence des donateurs, prévue le 17 décembre à Paris, ont indiqué des responsables des deux camps. Les délégations israélienne, présidée par la chef de la diplomatie Tzipi Livni, et palestinienne, dirigée par l'ancien Premier ministre Ahmad Qoreï, se sont rencontrées pendant un peu plus de deux heures dans un grand hôtel de Jérusalem, ont-ils ajouté.

Les entretiens ont essentiellement porté sur la question de la colonisation en Cisjordanie, notamment la récente décision israélienne de lancer un appel d'offres pour la construction de 307 logements dans la colonie de Har Homa (Jabal Abou Ghneim, en arabe) près de Jérusalem-est occupée. "Nous avons demandé un arrêt total de la colonisation sans exception, y compris celle liée à la croissance naturelle. Cela représente une pierre d'achoppement sur le chemin d'un accord pour une paix réelle", a affirmé M. Qoreï dans un communiqué.

"Nous avons demandé (aux Israéliens) de revenir sur la décision (de construire des logements à Har Homa) et d'appliquer strictement la première phase de la Feuille de route qui mentionne clairement un arrêt total de la colonisation", a-t-il poursuivi. De son côté, Saëb Erakat, un négociateur palestinien, a indiqué à l'AFP que l'Autorité palestinienne avait décidé "de demander à l'administration américaine, en tant qu'arbitre, de faire pression sur Israël" pour qu'il stoppe son projet à Har Homa.

Un haut responsable israélien a confirmé que la colonisation avait été au centre de la rencontre. Selon lui, Mme Livni a demandé aux Palestiniens de "travailler plus intensément sur les questions sécuritaires à Gaza mais aussi en Cisjordanie, où la semaine dernière trois policiers ont été arrêtés, accusés de vouloir tuer un Israélien". Les négociations de paix doivent traiter des questions clés du conflit: tracé des frontières, statut de Jérusalem, les colonies juives de Cisjordanie et le sort des réfugiés palestiniens de 1948. Leur reprise après sept ans d'impasse a été décidée à la conférence internationale d'Annapolis aux Etats-Unis le 27 novembre.

Israéliens et Palestiniens se sont alors engagés à tenter de parvenir à un traité de paix avant fin 2008. Le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a condamné ces négociations dans un communiqué. "Le Hamas dénonce la persistance de l'Autorité palestinienne à vouloir négocier avec l'occupant au moment où ses crimes et la colonisation, en particulier à Jérusalem, se poursuivent".

Parallèlement, le cabinet de sécurité israélien réuni à Jérusalem a écarté pour l'heure une opération militaire d'envergure contre la bande de Gaza, d'où les groupes armés continuent de tirer des roquettes sur le sud d'Israël, selon un responsable. Le chef d'état-major, le général Gaby Ashkenazi, a toutefois soufflé le chaud et le froid, assurant que "l'éventualité que l'armée déclenche une opération de grande envergure à Gaza se rapproche".

L'armée a annoncé avoir comptabilisé le matin "17 déclenchements de tirs de roquettes depuis la bande de Gaza. Plusieurs sont tombées dans le secteur de Sdérot (sud d'Israël), faisant un blessé". Les Brigades Al-Qods, branche armée du Jihad islamique, ont revendiqué la plupart des tirs. Dans ce contexte, le maire de la ville israélienne de Sdérot, principale cible de ces tirs, a démissionné. Mardi, six combattants palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza, où l'armée israélienne a mené la plus vaste incursion depuis plusieurs mois. (afp)

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