Un juge israélien a décidé de ne pas condamner un adolescent arabe accusé d'avoir lancé des pierres contre une voiture de police, arguant que les jeunes délinquants arabes étaient victimes de discrimination, ont rapporté jeudi les médias israéliens.
"Une justice à deux vitesses"
"Israël applique une justice à deux vitesses pour les délits idéologiques commis par des mineurs juifs et arabes", a écrit le juge Yuval Shadmi, du tribunal de Nazareth, dans ses attendus. Le jeune Arabe de 17 ans avait été arrêté en janvier, accusé d'avoir caillassé une voiture de police avec des amis à Nazareth, au nord d'Israël.
Le juge lui a demandé de s'abstenir à l'avenir de tout acte de violence à l'encontre de la police et l'a condamné à 200 heures de travaux d'intérêt général.
Même délit, peines différentes
Mais dans son jugement, il a estimé recevable l'argument de la défense selon lequel le parquet adopte systématiquement un comportement discriminatoire à l'encontre des jeunes délinquants arabes, en particulier dans les cas d'attaques contre la police.
Le juge de Nazareth a relevé que le parquet n'avait inculpé qu'un petit nombre de jeunes juifs coupables d'agressions contre la police lors du retrait de colons juifs de la bande de Gaza en 2005.
De la même façon, a noté le magistrat, rares ont été les inculpations de juifs ultra-orthodoxes lors des récentes violences à Jérusalem. Enfin, le juge Shadmi a dit n'avoir jamais vu un mineur juif condamné à de la prison comme l'ont été des jeunes Arabes pour des délits identiques. (belga/th)


