L'Union européenne s'est prononcée mardi pour que Jérusalem devienne à la fois la capitale du futur Etat palestinien et de l'Etat d'Israël dans le cadre d'une solution négociée, pressant ainsi les deux parties à reprendre leurs négociations au plus vite.
"Nous sommes très inquiets de la situation à Jérusalem-Est", a commenté mardi le chef de la diplomatie suédoise, Carl Bildt, dont le pays assume la présidence tournante de l'Union."Il doit y avoir des négociations sur l'avenir de Jérusalem (...) qui doit devenir la capitale des deux Etats", a-t-il ajouté.
Dans leur déclaration commune, les 27 indiquent qu'ils ne reconnaîtront aucun changement des frontières de 1967, en ce compris Jérusalem, autres que ceux "acceptés par les deux parties". Le texte adopté mardi va toutefois moins loin qu'un projet de texte antérieur, lequel suggérait de reconnaître Jérusalem-Est comme capitale du futur Etat palestinien. Cette formulation avait provoqué le courroux d'Israël qui y voyait un appel à la partition de la ville.
Dans leur position commune, les chefs de la diplomatie européenne expriment également leur frustration envers le blocage des négociations de paix entre Palestiniens et Israéliens, aujourd'hui complètement au point mort.Présent mardi à la réunion des ministres européens, le nouveau ministre belge des Affaires étrangères, Steven Vanackere (CD&V), n'a pas souhaité commenter la position européenne devant la presse belge, son agenda étant, selon son porte-parole, trop chargé. (belga)


