Israël décapite la branche militaire du Jihad islamique

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Par: rédaction
18/12/07 - 15h46

L'armée israélienne a porté un coup sérieux aux radicaux palestiniens en liquidant lundi et mardi le chef militaire du Jihad islamique et neuf autres combattants de ce groupe responsable de la plupart des tirs de roquettes contre Israël.

Dans la bande de Gaza, l'armée israélienne a lancé dès lundi soir trois raids aériens contre des véhicules transportant des combattants du Jihad, qui a promis de se venger en menant des attentats suicide en Israël. Le chef militaire du groupe, Majed al-Harazine, 38 ans, circulait dans le quartier Nasser, dans le nord de la ville, quand il a été tué par un missile tiré par un appareil israélien. Un de ses adjoints a également trouvé la mort.

Trois autres combattants du Jihad ont péri dans la nuit lors d'un second raid dans le quartier de Cheikh Rajiline, dans le sud de la ville de Gaza. Cinq personnes ont été blessées, dont une qui est décédée plus tard à l'hôpital. A l'aube, l'armée israélienne a lancé le troisième raid, tuant trois nouveaux combattants près d'une mosquée à Beit Lahya, dans le nord de la bande de Gaza, et blessant cinq autres Palestiniens. Un dixième membre du groupe, un chef local du Jihad islamique à Jénine, en Cisjordanie, a été tué mardi matin par une unité spéciale israélienne alors qu'il circulait dans une voiture, selon des sources hospitalières.

Une porte-parole de l'armée israélienne a indiqué que Harazine avait "supervisé les activités des commandos qui tirent des roquettes vers le sud d'Israël". Le nom de Majed Harazine, aussi appelé "Abou Mou'mine", était tenu secret par le Jihad, y compris auprès des combattants de base, afin d'éviter les tentatives d'assassinat. La radio militaire israélienne a estimé que le mouvement radical avait pu être infiltré par le Shin Beth, le service de sécurité intérieure, ce qui expliquerait l'élimination en quelques heures de hauts responsables du Jihad islamique recherchés depuis plusieurs années.

Le prédécesseur de Harazine, Khaled al-Dahdouh, avait déjà été tué en mars 2006 par l'explosion d'un véhicule alors qu'il marchait dans une rue de Gaza. Dès l'annonce de la mort du chef de Jihad islamique, des militants ont parcouru les rues de Gaza en tirant des rafales d'armes automatiques en l'air tandis que des hauts parleurs louaient la mort "du martyr" dans l'ensemble de la ville. Au matin, environ 3.000 membres du groupes brandissant des drapeaux noirs du mouvement étaient rassemblés à l'hôpital Chiffa de Gaza, où a été transporté le corps, emmené ensuite à son domicile de Choujaïya.

Le Jihad a promis de se venger. "Nous affirmons que l'assassinat (de Harazine) va déclencher une vague d'opérations martyres", a indiqué le groupe dans un communiqué. "Tous les moyens jugés appropriés seront utilisés pour frapper l'ennemi à Gaza, en Cisjordanie et à l'intérieur des frontières de 1948 (Israël)", a renchéri Abou Ahmed, un porte-parole de la branche armée du Jihad. Le vice-ministre israélien de la Défense Matan Vilnaï s'est pour sa part félicité "des succès remportés" avec la mort du chef militaire du Jihad et affirmé que "l'essentiel" n'était pas le nombre d'activistes tué mais leur "importance dans la hiérarchie de l'organisation".

"Lorsque l'on élimine un responsable à la tête de groupes terroristes tirant des roquettes, cela porte atteinte aux capacités d'action de l'organisation visée", a souligné le N.2 du gouvernement, Haïm Ramon, à la radio militaire. "Avant de lancer une opération terrestre (dans la bande de Gaza), il faut épuiser tous les moyens à notre disposition", a-t-il ajouté. Le Jihad islamique est responsable de la plupart des tirs de roquettes contre le sud d'Israël. Au total, 12 Israéliens ont été tués par ces engins depuis 2000. Selon des sources militaires, quelque 4.000 roquettes se sont abattues sur la ville de Sdérot, la principale cible, et ses environs au cours des sept dernières années.(afp)

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