Strict minimum d'aide humanitaire à Gaza
L'aide internationale à la bande de Gaza parvient seulement à couvrir les besoins existentiels minimaux d'1,5 million de Palestiniens, a affirmé mercredi à Genève un responsable de l'ONU. Seule la levée du blocus israélien peut stopper la détérioration de la situation.
"L'insécurité alimentaire continue de s'aggraver à Gaza", a affirmé à la presse, de passage à Genève, le chef du Bureau des Affaires humanitaires de l'ONU (OCHA) à Jérusalem, le Suisse Philippe Lazzarini. Elle touche désormais 61% des Palestiniens.
"L'aide internationale ne fait que ralentir l'évolution de la bande de Gaza vers le sous-développement", a ajouté l'ancien délégué du CICR.
Près de 80% de la population palestinienne dépend de l'aide internationale, a-t-il indiqué. "C'est non seulement une crise humanitaire, mais une crise massive de la dignité humaine", a-t-il fait remarquer.
Le blocus de la bande de Gaza renforce les radicaux parmi les Palestiniens au détriment des éléments modérés, a poursuivi Philippe Lazzarini. Le blocus "ne mène nulle part", selon lui, car le Hamas bénéficie pour sa part de "l'économie des tunnels" qu'il contrôle à son profit. Près d'un millier de tunnels ont été construits sous la frontière avec l'Egypte.
Le nombre de camions qui ont pu passer dans la bande de Gaza en janvier-février a baissé de 20% par rapport à la moyenne de 2009, soit un niveau correspondant à 17% du volume des importations du début de 2007, selon le Bureau des Affaires humanitaires. (belga)