MISE À JOUR
Le président libanais Michel Sleimane et le Premier ministre Saad Hariri ont dénoncé mardi une "agression" israélienne alors que quatre Libanais ont été tués, selon des sources de sécurité, dans des affrontements avec les troupes israéliennes à la frontière entre les deux pays.
M. Hariri a condamné la "violation de la souveraineté libanaise" et demandé "aux Nations unies et à la communauté internationale de prendre leurs responsabilités et de faire pression sur Israël pour stopper son agression", dans un communiqué diffusé par ses services.
"Le président dénonce la nouvelle violation israélienne de la résolution 1701 qui inclut le bombardement d'un point de contrôle de l'armée libanaise et des attaques contre les biens libanais", indique pour sa part le bureau présidentiel.
La résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU a mis fin à la guerre dévastatrice qui a opposé en 2006 Israël au groupe chiite libanais Hezbollah, et renforcé la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), chargée de superviser un cessez-le-feu entre les deux ennemis.
Quatre Libanais -trois soldats et un journaliste- et un officier israélien ont été tués mardi à la frontière entre Israël et le Liban dans des affrontements meurtriers sans précédent depuis 2006. "Trois soldats libanais ont été tués, un journaliste a été tué et un civil a été blessé", a indiqué à l'AFP un responsable des services de sécurité libanais. Un officier de l'armée israélienne a été tué, a indiqué l'armée israélienne dans un communiqué, identifiant la victime comme le lieutenant-colonel Dov Harari, 45 ans, et ajoutant qu'un autre soldat israélien a été blessé.
Les affrontements ont éclaté quand des soldats israéliens ont tenté d'arracher un arbre du côté libanais, selon des responsables militaires et de sécurité libanais.
L'armée israélienne assure que ses forces, qui menaient des travaux en territoire israélien entre la barrière de sécurité et la frontière internationale, ont essuyé des tirs.
La Finul tentait mardi après-midi de restaurer le calme dans la zone et appelait les deux parties à la retenue. (belga)


