Les monarchies pétrolières du Golfe ont fait part mardi de leurs craintes de voir les négociations de paix israélo-palestiniennes, relancées jeudi à Washington, être compromises par les "agressions" israéliennes.
Le CCG (Conseil de coopération du Golfe regroupant l'Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis, Koweït, Oman et le Qatar) a averti que "les agressions" israéliennes contre les Palestiniens étaient de nature à "influer sur le cours des pourparlers directs et à saper les efforts déployés pour restaurer la paix et la stabilité dans la région".
Création d'un Etat palestinien
Les six membres du CCG ont cependant émis l'espoir que ces négociations conduisent à "l'établissement d'un Etat indépendant, avec Jérusalem-Est comme capitale", dans un communiqué publié au terme d'une réunion de leurs ministres des Affaires étrangères à Jeddah (Arabie saoudite).
Les pourparlers entre Israël et les Palestiniens visent à conclure d'ici un an un accord cadre sur un règlement permanent du conflit qui doit permettre la création d'un Etat palestinien et l'établissement d'une paix durable.
S'agissant de l'Iran, les monarchies du CCG ont indiqué suivre avec "une profonde inquiétude" les développements de la crise autour du programme nucléaire controversé de la République islamique.
Elles souhaitent que l'Iran "adhère" aux efforts internationaux déployés en vue d'un règlement de cette crise "par les moyens diplomatiques", soulignant "le droit des pays de la région à utiliser l'énergie nucléaire à des fins pacifiques (...) dans le cadre des normes fixées par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA)" tout en exigeant de soumettre Israël à ces normes. (belga)


