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L'Union Européenne s'est dite vendredi "profondément inquiète" par la décision de Cour suprême israélienne de rejeter un appel à dévier le tracé de la barrière de séparation, qui menace d'isoler le village d'Al-Walajah, près de Bethléem, en Cisjordanie occupée.
Les missions de l'Union Européenne (UE) de Jérusalem et de Ramallah ont indiqué dans un communiqué être "profondément inquiètes de l'impact humanitaire et des implications politiques du tracé de la barrière de séparation entre Jérusalem et Bethléem".
"Les missions de l'UE réaffirment que la barrière est illégale aux termes du droit international lorsqu'elle est érigée en territoires occupés", a ajouté le communiqué.
Les habitants d'Al-Walajah avaient demandé à la Cour suprême de modifier l'itinéraire de la clôture --"barrière de sécurité" pour Israël, "mur de l'apartheid" pour les Palestiniens-- qui selon eux encerclera complètement le village, les séparant de Bethléem et de Jérusalem-Est. En outre, un tiers des terres agricoles seront annexées au secteur israélien.
Mais la plus haute instance judiciaire d'Israël a rejeté lundi leur recours, au motif que les risques sécuritaires, des infiltrations d'activistes palestiniens, restaient trop élevés pour la population israélienne de Jérusalem.
L'édification de la barrière israélienne, qui empiète sur la Cisjordanie, a commencé en 2002 à la suite d'une vague d'attentats palestiniens.
Plus de 400 des quelque 700 km prévus de la barrière, constituée alternativement de barbelés, de fossés, de clôtures électroniques équipées de capteurs ou de murs de béton, ont été achevés.
Dans un avis du 9 juillet 2004, la Cour internationale de justice (CIJ) a jugé sa construction illégale et exigé son démantèlement, de même que l'Assemblée générale de l'ONU. (belga)


