Les Etats-Unis ont accusé mardi aussi bien les Israëliens que les Palestiniens, qu'ils soient du Fatah ou du Hamas, de recourir à la torture, sans toutefois placer ces territoires parmi les pires violateurs des droits de l'Homme dans le monde.
Dans son rapport annuel sur les droits de l'Homme, publié par le département d'Etat, Washington note que "selon des ONG aussi bien israéliennes que palestiniennes, les autorités israéliennes ont fait un usage excessif de la force, commis des abus contre des civils et des détenus, torturé des détenus palestiniens" en 2007.
Critiques fortes
Israël, l'un des plus proches alliés des Etats-Unis, "n'a pas pris les mesures disciplinaires adéquates (après ces abus) ni appliqué correctement les procédures de confinement de sécurité", ajoute le rapport, notant que les prisons israéliennes "sont restées austères et surpeuplées" l'an dernier. L'Etat hébreu "a imposé de sévères restrictions à la liberté de mouvement (des Palestiniens) et limité la coopération avec les ONG", les organisations non gouvernementales, ajoute le document.
Le rapport épingle aussi l'Autorité palestinienne du président modéré Mahmoud Abbas, un autre allié des Etats-Unis, en soulignant avoir eu vent de "torture, détention arbitraire et prolongée, mauvaises conditions de détention, mesures insuffisantes pour empêcher les groupes terroristes de commettre des attentats et d'absence de transparence".
"Les violences conjugales contre les femmes, la discrimination générale à l'encontre des femmes et des handicapés et le travail des enfants restent des problèmes graves", ajoute le département d'Etat. Quant au mouvement radical Hamas, qui a pris le contrôle de la bande de Gaza en juin 2007, il est lui aussi accusé de s'être livré à "des exécutions sommaires et de la torture".
"En juin, 193 Palestiniens ont été tués, dont 181 dans des violences entre factions rivales. 85% d'entre eux ont été tués à Gaza", rappelle le rapport qui ne couvre pas les récentes violences israélo-palestiniennes ayant fait plus de 120 morts à Gaza.


