L'Union Méditerranéenne doit se faire malgré le conflit au Proche Orient

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Par: rédaction
30/04/08 - 13h58
"Je sais aussi que dans le projet d'Union pour la Méditerranée, il y a la question d'Israël et il y a la question de la Palestine, ça ne m'avait pas échappé. Mais moi je pense que ce n'est pas malgré cette question qu'il faut le faire, mais parce qu'il y a cette question", a déclaré M. Sarkozy.
Ben Ali et Sarkozy.

Le président français Nicolas Sarkozy a estimé mercredi à Tunis que le conflit israélo-palestinien ne devait pas constituer un frein au lancement du l'Union pour la Méditerranée, mais estimé au contraire que ce projet pouvait favoriser la paix dans la région.

"Je sais aussi que dans le projet d'Union pour la Méditerranée, il y a la question d'Israël et il y a la question de la Palestine, ça ne m'avait pas échappé. Mais moi je pense que ce n'est pas malgré cette question qu'il faut le faire, mais parce qu'il y a cette question", a déclaré M. Sarkozy lors d'un discours prononcé devant des étudiants à Tunis.

"Je sais parfaitement que tout ceci est en arrière-plan de l'Union pour la Méditerranée, mais ça ne doit pas nous empêcher d'agir, ça doit nous encourager à agir", a-t-il ajouté au dernier jour de sa visite d'Etat en Tunisie entamée lundi soir. "Ceux qui me disent qu'il faut attendre, il faut attendre quoi? Encore des morts, encore des guerres, encore du sous-développement? Parce que cette question-là, Israël et la Palestine, pèse sur l'ensemble du monde arabe", a insisté le président français.

"On connaît bien la solution. Il faut un Etat moderne, démocratique viable pour les Palestiniens, et jamais on ne trouvera la solution si on ne reconnaît pas cela (...) c'est incontournable", a poursuivi Nicolas Sarkozy. "On ne peut pas construire un Etat palestinien sans Gaza", aux mains des islamistes du Hamas depuis juin 2007. "Je le dis ici dans un pays arabe, la France ne transigera pas avec la sécurité d'Israël", a-t-il également relevé. Nicolas Sarkozy doit se rendre à la fin du mois de juin en Israël et dans les territoires palestiniens.
"Je vous fait une promesse, c'est que si l'Union pour la Méditerranée devient une réalité, cette Union, elle changera le monde", a-t-il conclu. (belga)

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