Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas ainsi que les islamistes du Hamas ont critiqué mercredi les propos du candidat démocrate à la présidence des Etats-Unis Barack Obama sur le caractère "indivisible" de Jérusalem.
"Nous rejetons ces propos. Jérusalem est l'un des dossiers en cours de négociation. Tout le monde sait parfaitement que Jérusalem-est a été occupée en 1967 et nous n'accepterons pas un Etat sans Jérusalem, cela doit être clair", a affirmé Mahmoud Abbas.
Annexée
Barack Obama a estimé mercredi que Jérusalem devait "rester la capitale d'Israël" et "demeurer indivisible". L'État d'Israël a conquis durant la guerre de juin 1967 puis annexé la partie arabe de Jérusalem. Cette annexion n'a jamais été reconnue par la communauté internationale. La quasi totalité des ambassades, y compris celle des Etats-Unis, sont installées à Tel-Aviv.
Les Palestiniens, pour leur part, veulent faire de Jérusalem-est où vivent quelque 250.000 Palestiniens la capitale de leur futur Etat. Dans la bande de Gaza, le Hamas qui a pris le contrôle de ce territoire l'an dernier a également critiqué le discours du candidat démocrate en estimant qu'il exprimait "l'hostilité" américaine envers les Arabes et les musulmans.
Pas d'espoir
"Nous considérons que les déclarations d'Obama constituent une nouvelle preuve de l'hostilité des responsables américains envers les Arabes et les musulmans", a affirmé Sami Abou Zouhi, un porte-parole du Hamas.
Selon lui, les déclarations de Barack Obama sur Jérusalem "confirme l'existence d'un consensus entre les partis politiques américains (démocrate et républicain) à propos de l'aide illimitée accordée à l'occupation (israélienne) aux dépens des Palestiniens et des Arabes". "Le discours d'Obama détruit tout espoir d'un changement dans la politique américaine sur le conflit arabo-israélien", a poursuivi le porte-parole.
Le négociateur palestinien Saëb Erakat a lui aussi dénoncé le candidat démocrate. "Ses propos sur Jérusalem remettent en cause les chances de parvenir à la paix", a affirmé le responsable, qui participe au nom de l'Autorité palestinienne aux négociations de paix avec Israël sous l'égide des Etats-Unis.
"Nous rejetons les positions de Barack Obama car elles sont aussi en contradiction avec les positions traditionnelles des Etats-Unis qui considèrent que Jérusalem-est vit sous un régime d'occupation" israélienne, a ajouté M. Erakat.


