Le soldat Gilad Shalit a été capturé en juin 2006.
Un accord sur une possible trêve des violences dans la bande de Gaza négociée entre Israël et le Hamas par l'intermédiaire de l'Egypte n'incluera pas la libération d'un soldat israélien enlevé en juin 2006, a indiqué dimanche un responsable israélien.
"La libération du soldat Gilad Shalit ne fera pas partie de l'accord de cessez-le-feu", a affirmé un responsable, qui a requis l'anonymat.
Selon lui, "il y a eu des progrès significatifs dans les négociations sur un cessez-le-feu".
Gilad Shalit a été capturé le 25 juin 2006 par des groupes armés palestiniens, dont la branche armée du Hamas, qui avait mené une opération de commando en territoire israélien, en bordure de la bande de Gaza. Il est depuis détenu quelque part dans la bande de Gaza.
Le responsable israélien a également précisé que l'accord de cessez-le-feu négocié par l'intermédiaire de l'Egypte comprend deux étapes.
"La première étape comprendra la fin des violences des deux côtés et l'ouverture des points de passage israéliens" vers la bande de Gaza, a ajouté ce responsable. "Lors d'une deuxième étape, Israël et le Hamas discuteront plus avant afin de parvenir à la libération de Gilad Shalit", a également indiqué ce responsable.
Israël refuse de dialoguer directement avec le Hamas considéré comme une organisation "terroriste". Les islamistes du Hamas qui ont pris le pouvoir dans la bande de Gaza il y a un an refusent de reconnaître l'Etat hébreu.
Israël souhaite obtenir la fin des tirs de roquettes et d'obus de mortiers vers les localités du sud d'Israël depuis le territoire palestinien. Le Hamas de son côté réclame la levée du blocus qui asphyxie l'économie de la bande de Gaza.
Le Hamas a envoyé samedi une délégation au Caire pour recevoir la réponse israélienne sur une trêve et assuré qu'elle pourrait être appliquée "dans peu de temps" si Israël satisfaisait à ses demandes, soulignant que la libération de Gilad Shalit ne faisait pas partie d'un éventuel accord.
Mercredi, le cabinet de sécurité israélien a donné une chance à la mission de bons offices menée par l'Egypte, tout en se réservant d'opter pour l'option militaire en cas de poursuite des tirs de roquettes à partir de Gaza. (belga)


