Bachar Al-Assad, président syrien, et sa femme Asma.
Bachar Al-Assad "n'est absolument pas un invité d'honneur" à la Fête nationale française le 14 juillet, a déclaré mercredi un haut responsable de la présidence française, alors que la présence possible du président syrien à ces cérémonies a suscité une vive polémique.
"Je voudrais dissiper un malentendu: M. Bachar Al-Assad n'est absolument pas un invité d'honneur. Il est un invité parmi 45 ou 50 autres", a affirmé le secrétaire général de la présidence, Claude Guéant, sur la radio Europe 1. "Les 12 et 13, il sera là", à Paris pour le sommet de lancement de l'Union pour la Méditerranée, a indiqué M. Guéant mais "je ne sais pas s'il sera là" le 14 juillet.
"L'invité d'honneur du 14 juillet, c'est le secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-Moon", a insisté le secrétaire général de l'Elysée. Bachar al-Assad a été invité aux cérémonies du 14 juillet à Paris, au lendemain du sommet de lancement de l'Union pour la Méditerranée (UPM) auquel il doit participer parmi une cinquantaine de dirigeants étrangers.
La présence éventuelle de M. Assad à ces festivités a suscité des critiques de l'opposition de gauche en France et de la majorité anti-syrienne au Liban. La France a relancé ses contacts avec la Syrie après l'élection en mai du président libanais Michel Sleimane, un scrutin longtemps bloqué par les alliés de Damas.
Dans les efforts de réconciliation entre Paris et Damas, il y a "des enjeux de deux ordres", a encore expliqué M. Guéant, qui s'est rendu dimanche pour des négociations à Damas. "Le premier (enjeu, ndlr) c'est l'avenir du Liban" et "la réponse que nous attendons (de la Syrie, ndlr), c'est l'établissement de relations diplomatiques" avec ce pays "ce qui témoigne d'une reconnaissance d'indépendance", a-t-il dit.
"Le deuxième enjeu, qui est tout à fait majeur, c'est celui d'Israël", a-t-il poursuivi. "Depuis 1948 formellement Israël est en guerre avec la Syrie. Des pourparlers ont été entrepris de façon indirecte, il faut qu'ils se prolongent", a déclaré le secrétaire général de l'Elysée. Il a souligné que le Premier ministre israélien Ehud Olmert avait lui-même suggéré que le sommet de l'UPM pouvait être "l'occasion de contacts directs".
"Je ne sais pas si ce sera le cas mais en tous cas il y a un enjeu et c'est la vocation pacifique de la France que d'essayer de faire en sorte que ça marche", a-t-il conclu. (belga)


