Sarkozy achève sa visite en Syrie par un sommet quadripartite
Le président Sarkozy est à Damas pour renforcer la normalisation entre Paris et la Syrie, mais aussi pour "booster" le rôle de la France et de l'Union européenne sur la scène diplomatique proche-orientale.
Nicolas Sarkozy achève jeudi une visite de deux jours à Damas en participant à un sommet quadripartite réunissant outre la France et la Syrie, le Qatar et la Turquie, qui portera notamment sur les négociations indirectes entre la Syrie et Israël, via la Turquie.
Le chef de l'Etat français, également président en exercice du Conseil européen, est à Damas pour renforcer la normalisation entre Paris et la Syrie, mais aussi pour "booster" le rôle de la France et de l'Union européenne sur la scène diplomatique proche-orientale. Mercredi lors d'un point de presse conjoint avec M. Sarkozy, M. Assad a déclaré que son pays voulait voir la France jouer un rôle dans les négociations indirectes de paix entre son pays et Israël.
"Ces négociations indirectes sont le seul moyen de parvenir à des négociations directes", a souligné le président syrien. Mais il a souligné que les négociations directes "avaient besoin de la présence des Etats-Unis aux côtés des autres parties participant à ce processus". Washington a inscrit la Syrie sur la liste des pays soutenant le terrorisme. Le président français de son côté indiqué que le rôle joué par la France sera celui "que les acteurs (concernés) lui demanderont de jouer".
Ce sommet quadripartite se réunit alors que le 5e round des discussions indirectes entre Israéliens et Syriens, qui devait se tenir dimanche à Istanbul, a été annulé en raison de problèmes politiques internes à Israël, selon l'Elysée. Israël, qui n'avait pas confirmé la tenue de cette réunion à Istanbul le 7 septembre, a exprimé mercredi des doutes que l'UE puisse contribuer à faire progresser les discussions avec la Syrie.
Lors du sommet, le président Sarkozy doit également remettre au président Assad une lettre du père du soldat franco-israélien Gilad Shalit, destinée à son fils enlevé par le Hamas il y a plus de deux ans, selon l'Elysée. Selon la même source, M. Assad a dit à M. Sarkozy qu'il "pousserait dans le bons sens" auprès du chef du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal, qui vit à Damas, pour que cette lettre parvienne à son destinataire. Il s'est également dit "prêt à aider pour qu'au-delà de cette lettre, Gilad Shalit soit libéré".
Autre sujet abordé lors du sommet qui devrait durer une heure environ: les relations entre la Syrie et le Liban, pays sur lequel Damas a exercé sa tutelle pendant 30 ans. Les deux pays s'apprêtent pour la première fois à établir des "relations diplomatiques complètes", qui pourraient se concrétiser "avant la fin de l'année", selon l'Elysée. Avant le sommet quadripartite, Nicolas Sarkozy devait inaugurer le lycée français Charles de Gaulle à Damas et recevoir dans cet établissement la communauté française de Syrie. (belga/7sur7)