Israël a annoncé jeudi un allègement du blocus imposé à la bande de Gaza en autorisant l'entrée d'aides humanitaires et, pour la première fois depuis un mois, de journalistes étrangers. Par ailleurs, toutes les banques opérant dans la bande de Gaza ont dit dans un communiqué commun avoir fermé jeudi faute de liquidités.
Le ministre de la Défense Ehud Barak a donné son feu vert à l'acheminement au territoire palestinien d'une cargaison de 70 camions de farine, produits alimentaires et autres produits de première nécessité ainsi que d'une quantité non précisée de carburants, a indiqué son ministère dans un communiqué. Cette mesure représente un geste envers les Palestiniens avant la fête musulmane du Sacrifice (Al-Adha) qui commence lundi, a précisé le ministère de la Défense.
C'est la quatrième fois qu'Israël autorise l'entrée de produits humanitaires dans Gaza depuis le renforcement, le 5 novembre, du blocus imposé au territoire à la violente prise de pouvoir par les islamistes du Hamas en juin 2007. Pour la première fois depuis le 5 novembre, Israël va également autoriser les journalistes étrangers à se rendre à Gaza, a annoncé un porte-parole du ministère de la Défense, Peter Lerner.
L'Association de la presse étrangère en Israël avait déposé un recours devant la Cour suprême contre la décision du ministère de la Défense d'interdire l'entrée des journalistes à Gaza. Selon M. Lerner, l'ouverture des points de passage de Gaza fera l'objet d'un examen quotidien en fonction d'éventuels tirs de roquettes depuis le territoire palestinien sur Israël. Le blocus israélien a été renforcé en riposte à la reprise des tirs de roquettes et d'obus de mortier vers le sud d'Israël après une opération militaire israélienne à Gaza. Ces violences avaient ébranlé une trêve en vigueur depuis le 19 juin.
Par ailleurs, toutes les banques opérant dans la bande de Gaza ont dit dans un communiqué commun avoir fermé jeudi faute de liquidités. Le Premier ministre palestinien Salam Fayyad a exhorté Israël mardi à autoriser l'entrée de billets de banque à Gaza pour remédier au problème de liquidités dû au blocus. Il a souligné que le problème était d'autant plus grave qu'il survenait avant la fête du Sacrifice. M. Fayyad a affirmé que les banques de Gaza, où vivent 1,5 million de Palestiniens, "ne disposent que de 47 millions de shekels (11,5 millions de dollars)" alors qu'elles ont besoin de plus de 62 millions de dollars pour payer les salaires des fonctionnaires de Gaza. (belga/th)


