Le mur de séparation a un impact majeur sur les Palestiniens
La barrière de sécurité séparant l'Etat juif de la Cisjordanie a des conséquences humanitaires dramatiques sur la vie quotidienne des Palestiniens, a affirmé mercredi le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha).
Le bureau des Nations unies présentait un état de la situation en Cisjordanie à l'occasion du cinquième anniversaire de l'avis de la Cour internationale de Justice (CIJ), principal organe judiciaire onusien, qui a jugé ce mur illégal et en a réclamé le démantèlement.
"La barrière est l'une des mesures employées pour restreindre les mouvements et la vie des Palestiniens", a déclaré un responsable d'Ocha dans une conférence de presse. "La barrière fait partie d'un régime général de fermeture (...) qui affecte les mouvements des Palestiniens, restreint leur espace, et ajoute à la fragmentation de la Cisjordanie", a-t-il ajouté.
Selon lui, "elle a eu un impact humanitaire dramatique sur les Palestiniens" depuis le début de sa construction, en 2002.
Présentée par Israël comme une "clôture antiterroriste", la barrière, qui doit s'étendre à terme sur plus de 700 km, est qualifiée de "mur de l'apartheid" par les Palestiniens.
Dans son avis rendu le 9 juillet 2004, la CIJ avait jugé que "la construction par Israël, puissance occupante, du mur en territoire palestinien occupé, notamment dans et autour de Jérusalem-est est contraire à la loi internationale."
Selon Ocha, la barrière aura lorsqu'elle sera entièrement construite une longueur de 709 km, dont 85% seront établis en Cisjordanie même et seulement 15% sur la ligne verte, la ligne de démarcation de 1949 entre la Cisjordanie et Israël.
A ce jour, 60% du tracé final de cette barrière a été construit, selon l'agence onusienne, qui précise que celle-ci empiètera une fois achevée sur 9,5% de la Cisjordanie. (belga)