Le Premier ministre désigné au Liban, Saad Hariri, a affirmé que le Hezbollah chiite, bête noire d'Israël, allait participer au futur gouvernement d'union que l'Etat hébreu "le veuille ou non".
"Dans l'intérêt du pays"
"Je voudrais assurer à l'ennemi israélien que le Hezbollah fera partie du gouvernement, qu'il le veuille ou non, car il est dans l'intérêt du pays que nous participions tous à ce gouvernement", a souligné M. Hariri mardi soir à l'occasion d'un iftar (repas de rupture du jeûne du ramadan).
"Nous faisons face à plusieurs défis qui ne peuvent pas être relevés par une seule partie et sans union nationale", a insisté M. Hariri, évoquant "les menaces israéliennes et les problèmes économiques du Liban".
Israël tiendra Beyrouth responsable de toute attaque du Hezbollah
Israël a mis en garde à plusieurs reprises contre une entrée du Hezbollah dans le gouvernement et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait même averti le 10 août "que le gouvernement libanais sera tenu responsable pour toute attaque provenant de son territoire, si le Hezbollah en faisait officiellement partie".
A l'été 2006, l'Etat hébreu a mené contre le mouvement chiite une guerre meurtrière de 34 jours au terme de laquelle il n'est pas parvenu à le neutraliser.
Une formation de gouvernement difficile
Depuis sa nomination le 27 juin, le fils de l'ancien Premier ministre libanais assassiné Rafic Hariri tente de former un gouvernement d'union qui représenterait à la fois la majorité parlementaire soutenue par l'Occident et la minorité appuyée par Damas et Téhéran et menée par le Hezbollah.
Mais les négociations achoppent toujours sur la répartition des portefeuilles et des observateurs craignent une nouvelle crise si les discussions traînent en longueur. Une crise aiguë a opposé les deux camps pendant un an et demi et a failli plonger le pays dans une nouvelle guerre civile en mai 2008, avant qu'un accord interlibanais ne soit signé à Doha. (belga/th)
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