Le plus haut gradé militaire américain, l'amiral Michael Mullen, a déclaré mardi qu'il "n'exclurait jamais l'option militaire" contre l'Iran, tout en insistant sur "l'importance de la diplomatie" pour résoudre le conflit sur le nucléaire. "Je n'exclurais jamais l'option militaire", a déclaré le nouveau chef d'état-major interarmées américain au cours d'une conférence de presse au Centre de la presse étrangère à Washington. Toutefois, "la diplomatie est très importante" pour résoudre le problème avec Téhéran, et "avoir l'option militaire sur la table ne signifie pas qu'elle sera utilisée", a-t-il souligné.
Le président américain George W. Bush a récemment déclaré que "la pression internationale doit s'accentuer et s'accentuera" sur l'Iran pour qu'il abandonne son programme d'enrichissement de l'uranium, et a réclamé de nouvelles sanctions contre Téhéran pour le faire plier. Les Occidentaux soupçonnent le programme nucléaire iranien d'être destiné à la fabrication de l'arme atomique, ce que Téhéran dément de manière véhémente.
"Je suis inquiet au sujet de l'Iran en raison de sa rhétorique, des développement sur le plan nucléaire, et du soutien aux insurgés en Irak", a pour sa part expliqué l'amiral Mullen, en précisant qu'il était "trop tôt" pour attribuer en partie la baisse des violences en Irak à un arrêt des envois d'engins explosifs en provenance d'Iran. L'Iran a annoncé mardi avoir donné son accord pour une quatrième session de discussions sur la sécurité en Irak avec les Etats-Unis, après avoir reçu une offre de Washington.
Washington accuse toujours Téhéran d'envoyer des armes en Irak et de financer des groupes extrémistes chiites irakiens, ce que démentent les Iraniens. Toutefois, l'un des principaux chefs du commandement américain en Irak a estimé jeudi que l'Iran semblait respecter sa promesse faite au Premier ministre irakien Nouri Al-Maliki d'aider à arrêter le flux d'engins explosifs arrivant en Irak. (afp)


