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EN BREF
Playstation 3
Yakuza 3 débarque (enfin diront les fans, amputé de plusieurs scènes diront encore les fans) sur Playstation 3. Premier arrivé de la série Yakuza sur console HD, il succède à deux premiers épisodes sortis sur PS2 et un spin-off qui n'a jamais atteint l'Europe. Armez-vous, mais de patience, plongée dans la pègre japonaise et sa célèbre mafia.
C'est quoi le concept?
Moins présent dans la culture populaire que sa version sicilienne ou italo-américaine, le milieu mafieux japonais est la star de Yakuza 3. Comme son nom l'indique, vous incarnez un yakuza: l'ancien boss respecté du clan Tojo, Kazuma Kiyu. Notre gangster a choisi l'exil sur l'île d'Okinawa pour s'occuper d'un orphelinat auprès de sa fille adoptive Haruka. Malheureusement, toutes les mafias se ressemblent et on ne quitte pas aussi facilement la "famille". On vous passe les nombreux détails: retour à Tokyo pour mettre un peu d'ordre.
C'est réussi?
Soyons clairs, il faut sans aucun doute être fan de la série ou du "style japonais" pour apprécier ce jeu. Pour preuve, il ne dispose d'ailleurs pas de traduction française et outre la patience, il faudra sortir le dico anglais pour être sûr de tout comprendre. Parce que si l'ambiance est au rendez-vous, la lenteur aussi. Comptez trois bons quart d'heure de jeu pour commencer à jouer, entre les cinématiques, les bavardages incessants et les retours sur les deux premiers épisodes.
Une fois ce pré-requis scénaristique assimilé, ne comptez pas pour autant enfin vous défouler contre un clan adverse. Les cinématiques s'enchaînent et paraissent parfois interminables. A tel point qu'en les passant et en se concentrant sur la mission principale, les premiers chapitres sont bouclés en très peu de temps.
Les graphismes et l'animation n'aident d'ailleurs pas à faire avaler ce tourbillon de papotages intempestifs. Rigide et collé au sol, notre Kazuma court assez bêtement à travers la ville en se cognant aux murs invisibles ou aux minuscules barrières pourtant infranchissables. Sur ce chemin, des rencontres en tout genre: punks, jeunes voyous ou mafieux zélés.
Et c'est là que l'on vit enfin un peu d'action. Des combats de rue à mains nues dynamiques mais datés. Certes, on peut attraper le décor pour faire mal à son adversaire et un système de "fièvre" nous permet de sortir un bon vieux "coup fatal" mais un sentiment de trop peu reste persistant.
On y joue longtemps?
Bon point pour ce Yakuza 3: les mini-jeux et les missions annexes très utiles pour engranger des points d'expérience et donc des nouvelles techniques de combat sont très nombreuses. Et si les cinématiques vous plaisent, les heures de jeu seront bien présentes.
Le truc en plus
Le principal défaut de Yakuza 3 peut aussi être son atout. L'ambiance japonaise et l'histoire compliquée sont rares dans nos contrées occidentales. Dépaysement assuré.
On l'achète ou pas?
Les nombreux défauts de Yakuza 3 l'empêchent assurément de prétendre séduire le plus grand nombre. Daté et trop rigide, il occupe toutefois une place à part dans le coeur de joueurs. Espérons pour les autres que le prochain monte en puissance. (vs)


