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Playstation 3
Nous sommes en 2357 sur la planète Vecta. Le tyran Visari et son colonel Radec tentent de s'emparer de la capitale mais l'ISA, l'Alliance Stratégique Interplanétaire, est là pour déjouer leurs plans à grands coups de mitrailleuse. Sur notre finalement moins hostile planète Terre, nous sommes en 2009 et nous incarnons Sev au service du colonel Templar dans le plus qu'attendu Killzone 2. Exclusivité Playstation 3, le retour de ce FPS (First Person Shooter) s'annonçait explosif et les fans au bord de la crise de nerfs qui attendent ce jeu depuis des dizaines de mois ne seront pas déçus.
C'est quoi le concept?
Le concept est simple: Sev, le joueur donc, doit sauver la planète Vecta assaillie pas les troupes d'Helghasts, hargneuses et cruelles comme tout méchant qui se respecte, au milieu d'une atmosphère sombre et apocalyptique. Le scénario ne fait pas dans la finesse et ça tombe bien, on n'est pas là pour chipoter. Armez-vous, suivez les instructions et tirez. La progression jusqu'au palais de Visari ne demande pas d'efforts d'imagination mais il faudra manier la mitrailleuse avec subtilité.
Pas question ici d'emmener un arsenal dans vos poches et de tirer au laser à peu près au hasard. Les Helghasts sont moins abrutis qu'ils en ont l'air et dotés d'une IA bien dosée. Pas question non plus de gâcher des munitions. Il faudra s'approcher de l'ennemi, recharger aussi lentement ou presque que si vous aviez l'engin mortel entre les mains, et doser les rafales pour atteindre vos cibles.
Dans des décors sublimes de désolation, la caméra vacille tandis que Sev avance tant bien que mal, alternant les passages de pur dézinguage avec des moments plus "calmes" jusqu'à ce qu'un Helghast le prenne en traître. Pour venir à bout de ces ennemis, qui manquent parfois d'originalité, point de laser et d'armes futuristes. Tout au plus, un passage en robot géant ou en position de mitrailleur vous offriront un peu de dépaysement. La guerre en 2357 ressemble surtout à la guerre.
On y joue longtemps?
Votre mission vous prendra un temps de jeu plus que raisonnable, quelques paires d'heures étant indispensables pour libérer la capitale. Après avoir tué des centaines d'Helghasts et laissé derrière vous des milliers de douilles, vous respirerez enfin, ravi mais épuisé. Le système de sauvegarde automatique et "l'auto-régénération" permettent également d'endosser sans temps mort votre rôle de "sauveur de planète" (et sans trop pester sur ces maudites créatures qui semblent parfois innombrables).
Et puis, le mode online reste évidement un must pour les FPS. Il faut créer son combattant, en choisissant parmi six classes (sapeurs, infirmiers, éclaireurs, commandos, fantassins et saboteurs) dont deux pourront être combinées. 32 joueurs peuvent s'affronter simultanément, dans plusieurs modes de jeu (matches à mort en solo ou en équipe, pose de bombes, capture de drapeau...). Le travail en équipe a été favorisé et l'on pourra notamment créer sa propre "team" prête à en découdre avec les autres.
Le truc en plus
Outre la maniabilité irréprochable et le mode online fourni, c'est la beauté visuelle et l'atmosphère apocalyptique mais cohérente de bout en bout qui tient toutes ses promesses. La VF est réussie et, entre la propagande de Visari, le métal des armes et les râles de vos ennemis, vos acolytes ne manqueront pas de vous rappeler à l'ordre quand vous traînez un peu la patte devant la horde de méchants monstres qui vous canarde ("Qu'est-ce que tu fous Sev! Tire merde!", entre autres trivialités). Les séquences de transition assurent de leur côté le clou du spectacle et frappent directement à l'estomac tout en assurant la liaison entre les différentes missions.
C'est pour qui?
Pour les fans du genre mais pas seulement. Si vous avez envie d'un FPS récent sur PlayStation, choisissez celui-là. Si d'autres titres sont meilleurs sur des points précis, Killzone 2 est peut-être le plus convaincant actuellement en ce qui concerne le plaisir de jeu.
On l'achète?
Killzone 2 est l'un des "must have" que la PlayStation 3 réclame. Genre souvent réservé aux "hardcore gamers", le FPS est ici grand public et s'assure une maniabilité réjouissante dans un décor somptueusement gris. L'ensemble est un voyage en enfer bombardé et on se surprend rapidement à ne plus vouloir lâcher la manette, ce qui reste finalement le critère absolu.
Vincent Schmitz
Killzone 2, Sony, sur PlayStation 3 (sortie le 27 février)


